les mots de l’hiver; diarrhée verbale et goutte au nez.

Au début, je voulais faire un petit billet de bonne année mais bon, nous sommes déjà le 19 janvier et même si je suis un bel enfoiré doublé d’un gros glandeur, je sais pas, je me suis dis qu’après tout ce temps sans billet vous méritiez mieux que ça (c’est pas vrai mais ça fait genre), bref j’ai pas osé. J’ai pas osé non plus vous faire le coup de l’inventaire de la mauvaise année, soyons réaliste, cette année ne sera pas bonne, ni mauvaise d’ailleurs et si ça se trouve ça sera, peut être, votre dernière année (je dis ça pour mes vieux lecteurs (et pour mes gros lecteurs (et pour ceux qui font du deux roues (les autres détendez vous ça devrait aller (attention quand même c’est pas garanti (qu’on vienne pas dire après « c’est le gros marrant qui l’a dit làààà!  -paco rabane? -mais non le gros qui fait des blagues! -Carlos (tout ceci est beaucoup trop long))))))) donc inutile de se mettre la pression avec des trucs un peu cons comme les élections, Trump, le réchauffement global ou je ne sais quelle compétition sportive chiasseuse dont tout le monde se branle. En bref, soit je parlais du froid soit je parlais de ma gueule et en bon connard je vais parler de ma gueule.

Ben oui, après tout ça fait longtemps que j’ai pas parlé de moi et puis le froid, bon ben si vous avez entre 1 et 130 ans vous devez voir à peu près à quoi ça ressemble… tremblements,morve au nez, microbite, glissade sur le trottoir, l’hiver quoi! Je suis pas sûr que le verglas méritait un envoyé spécial et un direct de 5 minutes par exemple… A croire que sur la planète des journalistes il n’y avait qu’un printemps perpétuel et que cette année le froid est venu (winter is here (BOOM en plein dans le cœur de ma fan base geek!(c’est pas celle dont je suis le plus fier mais bon…))) A MOINS QUE CA SOIT DES PUTAINS DE CONNARDS INCOMPÉTENTS DONT LA FAINÉANTISE N’AURAIT D’ÉGALE QUE LEUR FATUITÉ DE BOBO GAUCHIASSE JOURNALOPE… mais ça m’étonnerait… (observez ce beau mécanisme de l’humour, je dis une chose et après je dis « ça m’étonnerait » pour souligner que je pense ce que j’ai dis avant… c’est un genre de litote… (vous en connaissez beaucoup des billets ou on parle figure de style? moi non.)

Mais revenons à l’essentiel, à savoir MOI.

Et c'est là que commence réellement le billet...

Ça va faire deux ans en mars que Ça dégage existe !  Vous vous rappelez, à l’époque j’écrivais des petits billets (lus par 4000 personnes) où je réclamais à corps et à cris des rendez vous professionnels où je pourrais balancer pèle-mêle des  » invitez moi au restoooo », des « respecte moi parce que j’ai niqué ta mère » ou encore des « donne moi ma thune la putain de ta race »… ahah…

Ben ça n’a pas changé… Bon pour être tout à fait honnête, si, ça a un tout petit peu changé (mais pas assez à mon gout…) dorénavant j’écris des blagues pour un artiste de talent, des blagues si drôles que la télévision nous donne des sous pour le faire. Petite fierté. Mais surtout petit intérêt de la part du monde extérieur pour ma personne.

Je vous cacherais pas que je fais ce métier uniquement pour qu’un jour quelqu’un vienne me dire avec moult courbettes que j’ai du talent et qu’il veut me sucer (me sucer le talent, c’est évident (qu’est ce qu’on pourrait sucer d’autre?… vous êtes dégoûtant)). Du coup en attendant ce jour merveilleux,  je mise ma vie à chaque rendez vous. Et ça, même si je sais que ce n’est ni le lieu, ni l’heure.

Par exemple, samedi dernier, j’ai un pote qui m’a invité à la projection d’un film au forum des images. « Eh ben t’as du pot mon gros » oui, sauf qu’il était invité par un pote à lui, directeur artistique sur une grande chaîne et que l’événement était co-organisé par Karim Debbache. Si vous connaissez pas son oeuvre, mais qu’est ce que vous chiez encore ici bordel ?! CASSEZ VOUS et allez vite regarder ses vidéos! Bref vous l’aurez compris, j’estime pas grand monde sur terre, mais lui il en fait parti (et je pense qu’il en est flatté).

Du coup pendant une semaine j’ai minaudé comme une pucelle à l’idée de rencontrer ce type qui n’a pour unique mérite que de faire des vidéos intéressantes, drôles et intelligentes sur internet, truc dont je suis incapable tout seul (oui, nous sommes sous surveillance, l’homme de talent dont je parlais avant, lit ces lignes (et quand il est pas content il me donne des coups de canne en bambou… (une histoire effroyable… Alep à coté c’est de la pisse de rat)))). Si bien que deux jours avant, j’ai commencé à m’imaginer ce que j’allais lui dire, comment j’allais présenter le fait que j’étais co-auteur d’un des meilleurs mini programme des chaines d’infos et que le reste du temps j’écrivais des podcasts pour castorama.

Alors dans ces cas là, y a deux écoles. Et c’est vérifiable pour tous les rendez-vous.

On peut la jouer cool, genre t’arrives détendu, tu t’assois comme une immonde merde sur ta chaise, et tu lâches un « ben écoute ça me vient comme ça… je suis hyper concerné par tout en fait… » négligemment teinté de mépris. Tu sous entend que tu es une sorte de génie et que t’as de la magie dans les doigts. Dans ces cas là mieux vaut éviter les blagues sur Hitler ou faire un commentaire sur les nibards de la grosse d’à coté.

On peut aussi passer directement à l’acte de suçage. Alors là, pas le temps de parler il faut lui passer le cirage (sur les pompes, pas sur la bite (parce qu’après c’est dégoûtant pour sucer (sauf si vous aimez le cirage mais là…))) car il faut que ça brille.  « Karim j’adore ce que tu fais, c’est du génie, t’es le meilleur je voudrais être toi ». Bon là le risque c’est de passer pour une lavasse, un gros fan boy, perso je déteste ça. Oh putain c’est Karim Debbache! oui et alors, il a fait quoi ce mec? Oh putain c’est Obama? oui et alors il a fait quoi ce mec?

La dernière solution, c’est de se préparer. C’est ce que fond la plupart du temps les gens. Et c’est ce que j’ai fais (oui ça manque un peu d’originalité mais vous allez voir la suite va vous surprendre… (et puis de toute façon vous venez de dépasser les 1000 mots, vous avez perdu votre journée continuez à lire maintenant)).

Bref, le film diffusé c’était Maman j’ai raté l’avion (qu’on va abréger en MJARLA parce que je suis trop feignant pour écrire le titre à chaque fois). Du coup j’ai réfléchis à des trucs marrants à dire sur le film sachant que c’était un bon souvenir mais pas vraiment un film culte pour moi. J’ai donc sorti cette truculente théorie sur l’analogie entre MJARLA (pour Maman J’Ai Raté L’Avion ndlr) et Rambo, histoire de le faire marrer et attirer l’attention, sortir du lot des connards qui assailliraient le bonhomme. Un direct du Serge Daney, crochet du Gilles Deleuze et je termine par un triple Bazin, avec ça tu le fous  KO le bougnoule mon gros Stany.

Donc je rejoins mon pote, dont je me foutais totalement ce jour là (je précise ce jour là parce que sinon ça fait mec sans cœur (et il me réinvitera plus (ça a son importance plus tard…))), on enchaîne rapidement les « salut coco comment ça va » (oui dans le showbiz on s’appelle tous coco (si on vous appelle pas comme ça c’est que vous en êtes pas (il y a beaucoup trop de parenthèses, les gens qui ont 3 secondes de mémoire tampon on déjà oublié le début de cette phrase))) et très vite, parce que je m’en foutais complètement, j’enchaîne avec un « on les rejoint ou? » plein d’excitation.Son « on les rejoint plus tard » laconique aurait du me mettre la puce à l’oreille. Mais bon, c’est avec l’envie de répandre la bonne humeur comme je sais si bien le faire qu’on s’est dirigé vers un bar.

On attendu. Jusqu’au film. Pas de Karim Debbache. Okkkkkkk…

On regarde le film en place VIP. L’homme est juste au dessus de moi, peut être que si je me retourne et que je fais assez attention, je pourrais le sucer dans le noir mais hélas pas assez de place pour se retourner et la grosse femme à coté de moi prend tout l’accoudoir. MERDE. Il nous reste la fin de la soirée.

Autant vous dire que les états d’âme de mon pote sur le film je m’en tartifion totalement. Je me suis pas déplacé un samedi soir, jusque dans le centre de paris (20 minutes de métro quand même!) pour repartir sans au moins un contrat!

On se rend dans un bar infâme (le reset, un bouge infecte éclairé de lumière rouge comme dans un bordel mais sans pute… ( à la place y a des consoles rétros… (A la rigueur, quitte à faire dans le rétro, j’aurai préféré des vieilles putes … (genre une pute datée de 1983 (comme la NES …( j’explique parce que sinon…)))))  et on attend. Moi comme je bois plus, ben j’attends que le temps passe. Le salaud il me fait poireauter à notre premier rendez vous! « ORDURE, POURRI, ARABE! je m’en fous je voterais pour Marine Le Pen aux élections! » que je me dis!

Soudain mon pote reçois un texto! Ils arrivent. Ah! la soirée est relancée! Le gars qui nous avait invité arrive, « Salut, ça vous a plus? », moi « oui oui c’était très bien très drôle, ou est Karim? », là je me retourne et je vois le gars descendre les escaliers… suivi d’une cour de suceur de fions. Ok, m’étais-je préparé comme un ouf pour au final ne pas le rencontrer? Allais-je partir ainsi, la queue entre les jambes et le cœur gros? « Stany as tu du cœur? »…

OUI.OUI.NON.

j’ai remercié en vitesse le pote qui m’avait invité, j’ai remercié son pote qui nous avait invité, j’ai balancé ma théorie sur Rambo en vitesse, parce que quand on a une bonne blague faut pas la gâcher. Oh c’est pas Karim Debbache là bas? SI ET IL A FAIT QUOI CE MEC AU JUSTE HEIN? Et je me suis tiré. en chialant. Voilà.

Alors pour être tout à fait honnête, je me demande si il fallait autant de mots pour raconter une histoire dont on se fout un peu… on vient de passer le cap des 1700 mots, y a pas de morale, y a pas de trucs où les gens pourraient se dire « ah mais ouais c’est moi ça », y a même pas de parti pris ou de grosse gueulante. Non ça me faisait juste plaisir de raconter cette anecdote qui poussera toute personne doté d’un tantinet d’intelligence à la même conclusion que moi, sortir le samedi soir, c’est de la merde ça dégage (oui y avait les arabes c’est de la merde ça dégage mais c’est encore trop tôt, patience les amis, le grand soir est pour bientôt.)

Je profite de l’instant pour m’excuser d’avoir si peu écrit ces derniers temps, je vais vraiment essayer de corriger ça en 2017. Je vous crache dans le cul affectueusement.

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Rions ensemble avec les élections régionales

La semaine dernière, vous avez été presque une centaine à lire mon savoureux billet sur l’avent. Il faut dire qu’avec un sujet comme celui-ci, j’étais sûr de mettre dans le mille, d’être concernant, bref de ratisser le plus large possible afin de ramener un maximum de gogos. Bien désireux de reconduire cet exploit cette semaine, j’ai commencé à me documenter sur les traditions de noël, les boules et les guirlandes qui font la joie des petits et des grands, mais aussi sur les crèches qui habillent si élégamment le pied du sapin. Et puis face au torrent de réactions qu’ont généré les élections régionales, chers lecteurs, je ne pouvais décemment pas vous offrir ce genre de divertissement et j’ai décidé de m’abstenir.

Il avait fallut attendre 2015 et son cortège de catastrophes pour que les gens s’intéressent de nouveau à la politique. « Apres tout, mon gros Stany, ca n’a rien d’étonnant » que je me suis dit. Ce déluge de drapeaux tricolores, ces myriades de Marseillaise aux couplets peu assurés et à la justesse toute discutable, ces empoignades révolutionnaires (c’est tout juste si on ne s’appelait pas citoyens dans certains quartiers (même si de toute évidence certains sont moins citoyens que d’autres hinhinhin (hé ho ça va ! on a le droit maintenant! à plus de 30% de FN ce genre de blague est autorisé !( on parle même d’un retour de Michel Leeb mais vous le gardez pour vous)))), ne pouvaient déboucher que sur un renouveau républicain plein d’entrain et d’allégresse ; pensez donc, même François Hollande remontait dans les sondages !

Alors, contrevenant à mon habitude, qui veut que je ne me connecte au monde que le mercredi, j’ai décidé comme un foufou d’y aller dès le dimanche soir ! Comme vous êtes des lecteurs assidus, vous devez vous douter que comme les deux tiers de la moitié (ça fait donc en gros 35%…(soit un tiers pour les plus nuls… (Je n’ai pas les chiffres exacts inutile de me spammer (le mec il croit qu’on va le spammer comme pour les stars du Youtube…)))) des français j’étais un peu chagrin à l’annonce des résultats. Et puis, je me suis dis que finalement, s’il fallait reconnaitre une victoire au FN, c’était bien celle de réussir à motiver ses électeurs à sortir un dimanche alors qu’il y avait la crèche à faire. Dans le paquet d’électeurs attachés aux valeurs judéo-chrétiennes (la saignée, la science des humeurs, l’astrologie) il devait bien y avoir quelques cons de noël pour qui ne pas aller au marché de noël a dû être un vrai chemin de croix. On s’étonnera donc du fait que, les ceuxquicroientaucasouqu’yauraitquelqu’chose (première religion de France), les bouddhistes, les musulmans, les juifs, les jediistes et les adorateurs de Satan ne se soient pas bougés le fion. Paul Douard (dont on peut lire l’article ici) nous confie qu’il est resté au chaud à regarder une série. Je suis bien heureux, Paul, de savoir que tu n’as pas pris froid, avec tout le vin que tu t’es enfilé en terrasse pour lutter contre le terrorisme, tu as raison de te reposer. Chacun doit faire sa part de boulot pour la république merde ! Pour ma part, j’ai eu envie de poster un petit billet rapide, à chaud, pour hurler mon désespoir et puis je me suis dis qu’il y avait peu de chance que les 35 personnes de mon lectorat qui étaient allez votés, soient connectés sur Facebook (je compte dedans les vieux (y en a pas mal… surtout des vieilles… Stany le préféré des mamans) et ceux qui ont une conscience politique) passé vingt heures, je me suis donc abstenu et j’ai zappé sur Arte pour regarder Flashdance (oui j’ai regardé Flashdance… (sheeee’s a maniaaaac maniaaaac (voila vous devez l’avoir en tête))).

Le lendemain matin, la politique était sur tous les doigts (rapport au fait qu’a l’ère 2.0 on tape plus qu’on ne parle voyez… (Non mais laissez tomber, on va perdre du temps). De chronique radio en tweets, d’invités de matinales en statut Facebook, toujours la même question : « comment en est on arrivé là ? ». Au lendemain d’un tel cataclysme, inutile d’évoquer l’idée d’écouter les nouveaux électeurs du FN ou même de se remettre en question. Raphael Enthoven, philosophe médiatique et « fils de », allant même jusqu’à rejeter la faute sur les abstentionnistes ! Ben oui, fallait bien s’y attendre… Quand on est en colère et qu’on ne sait plus à qui s’en prendre, on s’attaque au gros, assis au fond, qui essaye de se faire discret. Celui qui en théorie ne se défendra pas (vu qu’il est gros). Sauf que là, le bouboule s’est réveillé et on a vu fleurir un peu partout des billets, des schémas et des films qui justifiaient l’abstentionnisme.

Au fil des lignes, on apprenait qu’on vivait dans une oligarchie, que « peut être que des gens étaient morts pour la république mais qu’on leur avait rien demandé » ou encore que le système était pourri. Pas décidé à se faire appeler « gros tas », l’abstentionniste 2k15 se veut engagé dans des causes humanitaires, va à la coopérative et surtout exige qu’on ne lui demande pas de se justifier. Révolutionnaire à son compte, on ne la lui fait pas et il est persuadé d’agir ainsi contre le système. Oui… sauf que le système il est là et bien là et qu’il continue à exister avec ou sans notre anarchiste à pas cher. « Aucun parti ne trouve grâce à mes yeux »… Vraiment ? Mais que faut-il pour que tu te sentes concerné connard? Des réductions sur les mac books ? Une place de parking gratuite ? « Vivre ensemble », ca doit te parler pourtant, a toi qui est trop dans l’associatif ! Ne pas voter, c’est offrir à quelqu’un d’autre la possibilité de décider à sa place. Et j’ai peu d’exemple de révolution qui se font peinard, au chaud, devant une série. BREF, SI TU VEUX PAS VOTER, NE VOTE PAS MAIS N’ESSAYE PAS DE TE TROUVER DES EXCUSES GROS FEIGNANT.

Spectateur de tout ce chantier, j’ai eu une idée : faire un film. Ça s’appellerait les cyniques. Ca serait un genre de film choral où tout le cinéma français serait réuni. Mélanie Laurent jouerait une comédienne pas militante mais engagée qui se dresserait contre la barbarie d’un FN toujours plus haut. Jean Dujardin, soucieux de faire son tchao pantin, incarnerait un militant les Républicains tenté d’aller chasser sur les terres du FN. Guillaume Gallienne dans un rôle à contre emploi, camperait un élu FN homosexuel prêt à tout. Enfin, Félix Moati jouerait le rôle de l’abstentionniste blasé qui ne croit plus en l’humanité et à qui on ne la fait pas. A noter la présence d’Eric Elmosnino en secrétaire du PCF, de Romain Duris dans le rôle d’un anarchiste désabusé par ce monde et de Maiwenn dans une interprétation pas du tout caricaturale de présidente du MEDEF. Les personnages se déchireraient sur fond de politique, leurs émotions les guidant dans chacun de leurs actes. Et le tout serait réalisé par Christophe Honoré bien sur. Dans un premier temps, ça m’a semblé une bonne idée et puis finalement, je me suis dit que ça ressemblerait trop à la vraie vie et je me suis abstenu… comme quoi, il peut y avoir quand même du bon dans l’abstention.

Alors, comme je n’ai pas l’intention de vous sermonner plus longtemps, on va s’arrêter par là. Apres tout, je ne suis pas là pour ça (vous devez déjà être assez tiraillés par votre conscience). Je finirai donc sur un petit tips pour noël : si vous en avez ras le bol d’être assis, que vous n’en pouvez plus de ce défilé de bouffe, lâchez donc un petit « Le FN a pas tort » ou un « Hollande a raison » et je vous garanti que les assiettes vont voler. N’oubliez pas d’aller voter dimanche parce que vous l’avez compris, l’abstention c’est de la merde, ca dégage.

Le connard de Noël; ce proche que vous allez détester…

On est le 3 décembre et nous sommes officiellement entrés dans « la période des fêtes ». Vous partagez tous des images de cette période magique qui fait la joie des petits et des grands, qui donne l’impression que les autres doivent mieux te traiter alors que tu continues à agir comme un enculé en invoquant l’esprit de noël, bref rien que des images de bonbons, de woopy goldberg et de niaiserie degueulasse. Ces 4 petites semaines pendant lesquelles l’évocation d’ « espace vital » (souvent précédé de « barre-toi de… » et en général suivi de « sale chien/conne » (ce ne sont que des exemples vous pouvez agrémenter la notion d’espace vital a votre guise, faites le nous partager en commentaires (#demandedeparticipation #malincommeunsinge #impactant #concernant #rienabranlerdevosviesmaiscavousrendimportant)))) suffit à te faire passer pour un Hitler en costume rouge et blanc est le terrain de prédilection des « connards de noël ». Eh oui, tout comme noël a sa bière, tout comme noël a son fromage à raclette, noël a ses connards. Alors j’imagine que cette notion que j’ai mis au point tout seul vous échappe un peu mais je vais tenter d’être le plus clair possible.

MAIS AVANT TOUTES CHOSES…

Je sais que parmi mon lectorat il y a beaucoup de « connards de noël ». Je vous imagine déjà haletant et baveux, prêt a fondre sur moi pour hurler votre haine de tout ce qui n’est pas scintillant, vert rouge et blanc. Vous devez déjà être en train de vous dire  « Mais quel connard celui là, il est vraiment aigri, il ne respecte rien » et je répondrai à ça : « REGARDEZ LA BAS UN MEC DEGUISE EN PERE NOEL ! »… Ça devrait vous occuper 20 minutes, le temps de me laisser finir.

Alors on a tous un copain, une sœur, une tante, un chien (si vous n’avez rien de tout ca je vous plains  (votre vie est encore plus pourrie que la mienne… la honte)) « connard de noël » et il faut bien avouer que la vie avec ces gens là n’est pas toujours facile.

Novembre

C’est en général la meilleure période pour détecter le « connard de noël ». Dès le 1 novembre, la fébrilité le gagne. Il voit les employés communaux s’affairer autour des arbres, accrochant avec toujours plus de majesté, lampions et guirlandes qui coutent un fric fou à la communauté (et je vous parle pas de la facture d’électricité (la cop quoi ?)). La même extase orgasmique se reproduira devant chaque boule (c’est dans l’ordre des choses), chaque guirlande ou chaque obèse vêtu d’un pull rouge. Aux alentours du 15, notre noël addict va commencer à ressentir des envies de sapins. Vous aurez beau lui expliquer que s’il achète son roi des forêts le 15 novembre, il y a de fortes chances pour que, de verdure il n’y ait plus et qu’on ait plus qu’a aimer sa ramure. Peu importe, le connard ne refuse rien à sa passion. Prenez garde, n’allez pas lui proposer un faux sapin qui lui tiendrait bien le coup jusqu’au 25, ah non ! L’oiseau vous expliquerait que le sapin synthétique c’est pas esprit de noël, « y a pas l’odeur » comme ils disent… y a pas l’odeur mais Y A PAS NON PLUS LES AIGUILLES SUR LE TAPIS !

Vient ensuite le 25 novembre et son traditionnel « dans un mois c’est noël » qui annonce le début de la saison faste pour le « connard ». Là où la majorité des gens se disent « haaaan va falloir encore trouver des cadeaux » (personne n’aime faire des cadeaux sauf le connard mais on y reviendra) ou « bon ben je vais encore pouvoir me foutre mon régime au fond du fion » et accueille la nouvelle avec une joie toute relative, le noël addict l’annonce comme si on venait de découvrir le remède universel au cancer, au sida, à la connerie et à la conjonctivite.

Décembre

Si novembre est supportable, décembre l’est beaucoup moins. Pourquoi ? Parce que le « connard de noël » est incité à exprimer sa passion au grand jour. La période de noël est un véritable cap dans l’amour que vous portez à votre « connard de noël ».

 « Un sapin ca se fait le 1 décembre »

 Oui, qu’il neige, qu’il vente, qu’il tombe de la merde, l’addict fait son sapin le 1 décembre. Et que vous habitiez dans 100m² ou dans 12, cela n’a aucune importance ! L’addict se doit d’avoir un sapin parfait et somptueusement décoré. Oubliez donc les sapins USB qui clignotent, chaque année a son thème et sa couleur ! Et n’essayez pas d’aider, vous ne ferez pas bien. Parce que le noël addict, il aime pas Noel, il aime SON noël, avec SON sapin…

« Oh regarde un marché de noël »

Les Alsaciens ne sont pas seulement à l’origine de deux guerres mondiales, ils sont aussi les auteurs de la plus infâme des créations qui soit, le marché de noël. Inventé au 17eme siècle pour empoisonner les bons français qui vivaient pépouze leur mois de décembre à la casbah et les forcer à dépenser leurs quelques sous pour faire plaisir à mémère, le marché de noël est le lieu de rencontre des « connards de noël ». Étrangement, ils ne sont pas incommodés par les odeurs de mauvaises andouillettes et de tartiflettes en boite grand jury, pas plus qu’ils n’ont l’air d’avoir d’aigreurs d’estomac a cause du vin chaud frelaté (faut mettre beaucoup d’épices ca cachera le gout du diesel Robert.). D’ailleurs, naïvement j’en viens à me demander pourquoi j’accepte encore d’accompagner mes « connards de noël » sur ces marchés. Au final c’est toujours un peu les mêmes stands, le travailleur du cuir qui fait des sabots, celui qui vend des coussins décorés, le marchand de chocolat de Suisse de Roumanie et le célèbre artisan verrier qu’on ne présente plus. C’est la cohue, les gosses chialent pour avoir un truc ou se perdent, les parents gueulent… l’équation est simple et à la portée du premier des demeurés : bruit+ sueur+promiscuité= horreur. Surtout qu’on n’achète jamais rien…

« J’ai trouvé ce que je vais t’offrir »

Vous pensiez passer entre les gouttes en évitant d’aborder le sujet, vous aviez même l’espoir de désamorcer la situation en lâchant un « on s’offre rien cette année » plein de raison mais non, c’est plus fort que lui le connard veut offrir. Ben oui parce que, bien qu’ils soit un immonde trou du cul le reste de l’année (pas tous mais ceux dont je parle se reconnaîtront (ouais ouais, c’est de toi que je parle…)), le connard de noël aime faire des cadeaux, tel un roi mage revenant de chez gifi les bras chargés de présents. S’il est rusé, il fera ses courses sur internet et vous rabattra les oreilles avec ses bonnes affaires. Si c’est un Die Hard, il préférera vous emmener avec lui à la Fnac. Un samedi. Apres midi. Inutile d’essayer d’aborder la crise au moyen orient ou le réchauffement climatique, le connard est tout affairé à ses emplettes et ne parle plus que de ca. « Que vais-je offrir à tatie Monique ? Crois tu que ce joli puzzle plaira au cousin Léopold ? ». MAIS QU’EST- CE QU’ON S’EN BRANLE. Alors votre esprit vagabonde jusqu’à ce que vous entendiez « je sais ce que je vais t’offrir ». OH BORDEL. Vous voila pris au piège ! Vous avez trouvé l’astuce depuis des années, une carte cadeau, un petit chèque, une smart box, c’est du pareil au même, ça fait genre « bon écoute tu sais quoi, fais-toi plaisir et ça me fera plaisir » (ça fait surtout « on se parle pas je sais pas ce que t’aimes alors démerde toi » (mais en même temps parler avec vous…)) et c’est parfait. Mais là, face à ce cadeau qui vous sera tout a fait dédié, vous ne pouvez pas feinter. Vous allez constamment passer du cadeau pingre au cadeau trop cher, tout en évitant l’effet « couilles du pape ». C’est quoi l’effet « couilles du pape » ? C’est quelque chose qui fait plaisir mais qui au fond ne sert a rien (je suis très fier de mes concepts, je devrais faire anthropologue (ou philosophe (ou responsable brandcontent (ce qui est pareil finalement)))). Et on ose me faire croire qu’avec tout ce tracas, les gens aiment faire des cadeaux…

« L’esprit de noël »

Oubliée toute raison, a partir d’ici nous sommes dans le domaine de l’irrationnel. Pourquoi quelqu’un de censé, deviendrait tout à coup neuneu, tout sucre tout miel au point d’en devenir dangereux pour tous les diabétiques ? Pourquoi tenter de refaire les scènes de love actualy au milieu d’un marché de noël aux exhalaisons de raclette ? Pourquoi soudain porter un bonnet rouge et blanc ? Pourquoi se mettre à chanter ? Pourquoi attendre la neige, cette merde qui fait glisser et qui devient noire en 5 minutes ? Pourquoi truffer son iphone de chansons de Tino Rossi et de Frank Sinatra ? Pourquoi, pourquoi, POURQUOI ? Pourquoi sourire comme un idiot : « parce que c’est l’esprit de noël ». Ah ok. A l’évidence invoquer l’aspect commercial de la fête ou le fait que le monde ne s’arrête pas de tourner ne sont pas des raisons en soi pour atténuer la fête. Et que toute cette bonne humeur aie l’air un petit peu feinte non plus.

Alors, comme je pense que notre lecteur/connard a dû se rendre compte qu’aucun père noël n’était passé dans la rue, on va s’arrêter par là. J’espère avoir pu souligner l’essentiel des pièges dans lesquels il ne faut pas tomber pour passer un mois de décembre vivable. Mon ultime recommandation sera de vous inviter à ne pas sortir, le mois de décembre c’est de la merde, ca dégage.

PS : Peut être que vous trouvez que la qualité des billets a un peu baissé ces derniers temps. C’est possible. Je ressens comme un essoufflement dans la colère qui m’habite mais je tiens à vous rassurer sur l’envie que j’ai de vous faire marrer. C’est important. Vous pouvez toujours me contacter en MP si vous voulez, je ne suis (presque) pas un monstre.

« il fait pitié votre futur »; Marty McFly arrive ce soir.

Au début, je voulais pas. J’étais là, « non mais je m’en fiche… qu’est ce que ça peut faire de toute façon… d’ailleurs, moi aussi je viens de faire 1985-2015 et personne n’en a fait tout un fromage » (c’est vrai ; d’ailleurs… j’attends toujours vos cadeaux (mais je peux attendre longtemps je crois… (… non ce ne sont pas des larmes))) et vous, vous étiez là « mais si ça va être cool… tu seras le seul à pas t’amuser sinon… ». Alors, comme j’aime pas jouer l’extincteur (contrairement à certains) j’ai décidé de jouer le jeu et de peindre à mon tour une belle banderole « Bienvenue à toi Marty ! ».

Le moment était solennel. Le monde entier était là, fébrile, à guetter l’arrivée du bolide en aluminium. On vivait une de ces communions planétaires qui ornent les livres d’histoires de 4ème, de la chute du mur de Berlin aux premiers pas sur la lune. Il est finalement arrivé à l’heure, dans un déluge de flammes et d’éclairs, au volant de sa belle deLorean. D’abord un peu surpris par cet accueil mondial, Marty n’a pas tardé à se prêter au jeu des caméras. Pour l’occasion, son double du futur Mickael J. Fox, avait fait le déplacement jusqu’au bois de Boulogne (OUI Marty arrive au bois de Boulogne ! (Parce que ça fait moins loin pour moi (Et puis d’abord je fais ce que je veux c’est mon uchronie ! (eh ben ! Vous venez d’apprendre un mot ! Vous n’aurez pas tout perdu…)))). Devant les caméras, ils ont pu s’échanger quelques mots ainsi qu’une poignée de main chaleureuse et tremblante. A cette occasion, Marty s’est rendu compte qu’en 2015, non, on n’avait toujours pas de traitement pour la maladie de Parkinson. Il a ensuite été invité à l’Elysée ou on a pu lui offrir un déjeuner normal, entouré des gens qui comptent en France : EnjoyPhenix, Eric Zemmour et Jean Marc Morandini.

L’après midi, la twitosphere découvrait ce message :

@MartyMcFly15987
et voila je viens d’arriver sur twitter! C’est donc ça le futur? J’ai besoin d’un hoverboard d’occaz, de baskets et d’une grosse paire de b

Visiblement peu routinier des 140 caractères le mec… quelques heures plus tard, le net découvrait avec stupéfaction des photos du voyageur temporel ivre mort à la vodka, le pantalon sur les chevilles. Ce qu’on appelait dorénavant l’affaire McFly, alimenta les chaines d’information en continue pendant 30 minutes, les experts s’étant mi d’accord sur le fait que Marty avait un comportement typique des terroristes islamistes nazis et qu’au fond il faisait le jeu du front national.

L’affaire tourna littéralement au bad buzz lorsqu’on apprit que Marty avait fracturé des serrures en 1985 et qu’il avait tenté de s’enrichir avec des paris sportifs truqués. Soumis à la question par Gilles Verdez, en direct sur touche pas à mon poste, la sentence fut sans appel : Zap général. Le flot de l’information venait d’emporter notre aventurier spatio-temporel.

Je ne sais pas trop comment, mais Marty s’est retrouvé en slip dans ma cour ce matin. J’ai d’abord cru que c’était un clodo alors je me suis approché pour le frapper (oui c’est comme ça qu’on fait à Boulogne (me jugez pas c’est la coutume… (Je m’intègre c’est tout))) Et puis je l’ai reconnu alors je lui ai offert un café et un froc.

Il est trop grand ton pantalon… il se règle pas tout seul ?

Non vieux. Tu sais, j’achète mes survêt chez décathlon, c’est fabriqué par des petits chinois qui gagnent 3 centimes par pantalon faut ptet pas demander la lune… Mais tu sais, y a un truc qui s’appelle un cordon, c’est super utile parce que comme ça tu peux le régler pour pas le perdre…

Marty semblait avoir du mal à se faire à ce futur.

Tu sais… Hier, je les ai cherché les hoverboards, les baskets qui se lacent toutes seules, les pizzas lyophilisées… J’ai rien trouvé.

Normal ça existe pas.

Ouais… c’est ce que je me suis dis. C’est vraiment un futur de merde.

Ben je t’en prie Marty… y  a quand même des trucs cools !

Ah ouais comme ?

Ben…

« Ben… » Le seul truc bien maintenant c’est qu’on peut se torcher à la vodka sans se faire traiter de communiste.

Je le trouvais un peu dur le Marty… C’est vrai ça, on organise une belle fête pour lui et lui il fait la fine gueule. Gonflé le type !

Tu veux que je te dise le pire… C’est de voir ma gueule en gros partout ! Comme si j’avais fait un truc bien ! Tu crois pas qu’il y a des trucs plus importants dans ce monde qu’un type qui passe son temps à foutre le continuum espace-temps en l’air ? Franchement ?

Mais enfin Marty t’es notre enfance…

Ouais. Ben justement… Il serait ptet temps de laisser tomber les trottinettes et de devenir des adultes… J’ai de la peine pour vous. Le seul truc dont vous pouvez vous réjouir aujourd’hui c’est qu’un type arrive de 1985… votre présent est vraiment nul à chier.

Et pourquoi que tu repars pas ? Que je lui dis un peu agacé quand même…

Je peux pas, la vitesse est limitée à 80 miles à l’heure.

Le soir, Marty était l’invité du grand journal. Du coup, il est parti après avoir prit une douche…  et m’avoir dit que la musique de 2015  puait, que ce youtube était rempli de cons  et que ca valait pas le coup d’avoir inventé les nanotextiles pour s’habiller comme en 87.

Et là je me suis réveillé. En fait tout ceci n’était qu’un rêve… (Un twist digne des années 80 (encore une fois je fais ce que je veux)) Le monde entier faisait bien sa une sur ce film à la con mais Marty n’arriverait pas du futur pour nous dire combien on était nul. Non, il allait nous laisser patauger dans ce marigot de nostalgie jusqu’à ce que, ivres d’années 80, on décide qu’il valait mieux retourner dans le passé plutôt que de regarder vers l’avenir. Perso, en 89 j’avais 4 ans donc raté pour l’enthousiasme à la sortie du film et pour être franc, je m’en suis toujours un peu foutu de cette trilogie (la même année sortait Indiana Jones et la dernière croisade, c’est quand même autre chose) et aujourd’hui j’ai plutôt l’impression de voir un tas de types apeurés parce qu’ils ne croient plus en rien se refugier dans leurs souvenirs, quitte à s’inventer des cultes (oui je sais je suis méchant (« et star wars on en parle ? » (Sucez-vous le cul)))) , et ça c’est de la merde, ça dégage.

« On s’était dit rendez-vous dans dix ans »… t’as grossi non?

Aaaah que je suis content de ne plus faire qu’un billet par semaine ! Pensez, avant je stressais pour trouver des idées, je suais à grosses gouttes en me disant « faut que tu sois drôle », « faut du neuf, de l’actu, bref faut que ça poppoppop » et j’essayais de répondre à vos attentes (même si elles étaient contradictoires…) mais là, rien à voir ! Je passe ma semaine peinard, je suis pas stressé, je vois arriver le mercredi serein… Bon le souci c’est que la plupart de mes employeurs ne m’emploie plus, du coup pour cracher sur le monde du showbiz ça devient difficile… Je peux toujours vous parler de ma recherche d’emploi ou des vidéos que je regarde sur youtube (et qui me fond rager (parce que c’est de la merde (parce que c’est pas moi qui les fait (honnête le gars !)))) mais je suis pas sur que ça vous intéressera. Même si on va faire un billet sur la recherche d’emploi. Sérieux ou drôle, je suis pas encore décidé. BREF ! Aujourd’hui j’ai décidé de vous raconter un petit épisode DE MA VIE ! Ouaaaaaah ça faisait longtemps hein ?

Bon, ça nous est tous arrivé de revoir des potes qu’on n’avait pas vus depuis longtemps. Mais ce  coup-ci, je ne parle pas de ceux que tu as un peu délaissés, ceux qui ont décidé de partir vivre dans les montagnes ou ceux avec qui tu t’étais fâché et que tu retrouves au détour d’une crémaillère chez ce bon gros Daniel ; et avec qui tu renoues des liens le temps d’une soirée (« heyheycestdupassédfaconcestdupassé… » Vous vous rappelez de ça ? Hum ? (Et je suis sur que vous allez passer votre semaine à le traiter de connard (pour lui taper dans le dos à la prochaine occasion (à ce train là, vos 5000 francs vous pouvez vous les mettre dans le cul ! (de vrais mousquetaires quoi)))). Non, là, je vous parle de votre vrai bon pote d’enfance, celui avec lequel vous avez grandi, celui avec qui vous avez fait des expériences d’ado (peut être parfois un peu limite… (Je parle pour vous hein, pas pour moi… (C’est une évidence mais je préfère le préciser parce que bon… (Je voudrais pas que Morandini publie de fausses infos sur mon compte voyez… (Me regardez pas comme ça !…)))) Et que vous avez perdu de vue une fois arrivé au grand échangeur des routes de la vie ; celui-là même ou certains font le choix d’un boulot stable pour gagner pas mal de pognon quand d’autres choisissent l’absence de vie sociale, l’alcool et la restauration rapide.

Il y a quelques temps, un de mes anciens potes est passé voir mes parents. Ma mère se demande toujours ce qu’il est venu faire à la maison pendant une heure alors que je n’y étais pas, mais quand il a eu fini son café, il a laissé son numéro pour que je le rappelle (ce qui explique sans doute sa venue…). J’ai d’abord hésité et puis j’ai repensé à toutes ces parties de jeu de rôles, aux CDs de motley crue et au kart dont on avait dessiné les plans et je me suis dis : « appelle-le, ça sera sympa ». Je vous évite l’échange de banalités téléphoniques et je passe directement au rendez-vous.

Bon dans ces cas là, je sais pas vous, mais moi je m’imagine toujours les premiers mots du rendez-vous, le premier regard… a-t-il changé ? Ressemble t’il toujours à Jean-Pierre Foucault (j’en ricane encore) ? Se pose t’il autant de questions que moi ?… t’as beau te dire, ça va être cool, arrive toujours le moment ou tu finis par te dire : qu’est ce que je vais pouvoir lui raconter…

Bref, arrive le jour du rendez-vous. T’arrives au café et bêtement tu cherches le mec que t’as connu au lycée… un gars qui ressemble à Jean Pierre Foucault. C’est limite si tu vas pas voir le barman en disant : « Pardon mon brave, vous n’auriez pas vu Jean Pierre Foucault ? ». Et là, un mec te fait un signe de la main… IL RESSEMBLE PAS DU TOUT A JEAN PIERRE FOUCAULT ! Le mec se ressemble plus du tout en fait ; il a perdu son bide, il a une vraie coupe de cheveux, il est bien sapé, bref les années l’ont bonifié. Toi t’es là, et tu te ressembles plus du tout non plus… tu fais 30 kilos de plus au bas mot, tu perds tes cheveux et t’as soit un t-shirt de métal soit un tshirt Nintendo… OK,  l’échangeur m’a vraiment entubé (oui c’est de moi que je parlais au dessus… (Je précise pour les cons… (Et ils sont nombreux))). On hésite un instant, la bise ou une poignée de main… ça sera poignée de main. La discussion s’engage. Le mec me raconte la fin de ses études, les postes cool qu’il a eu dans les grandes entreprises et qu’enfin il retourne au pays pour reprendre l’affaire de son père. Il est marié et papa de deux enfants. A ce moment là, intérieurement je me dis qu’il doit avoir un break et un chien ce con… Et puis arrive le moment ou c’est à mon tour de raconter ce que j’ai fais depuis 10 ans. A con, con et demi pas vrai ? Qu’est ce que je peux bien raconter…

Oh ben moi, j’ai foiré mes études, j’ai fais une école à peine reconnu et ensuite j’ai erré de petit tournage en plan foireux sans jamais parvenir à transformer l’essai. Là j’étais auteur pour des chaines youtube mais en général elles ferment quand j’arrive (attention bagel prod…) du coup là je suis au RSA. Je vis peinard dans un 12 m² (on peut faire croire que c’est la norme à Paris) et je me fappe depuis deux ans sur youporn…

Non. On peut pas raconter ça. Enfin moi je peux pas, alors comme souvent quand la situation n’est pas à mon avantage, j’utilise la technique canal +. C’est quoi la technique canal + ? Mais si ! Vous les avez vu ces pubs ou des mecs tous ripoux tentent de niquer des meufs en racontant des histoires et ils finissent en disant « je suis scénariste pour canal + ». Eh ben là, je fais pareil.

En couple ? Je le suis depuis peu mais avant pas le temps, trop de travail.

Un boulot ? Ouais, j’écris (quoi ? des cartes de vœux à ma grand-mère ?) pour le net… j’ai des plans… tout çaaaaaa…

Bref je noie le poisson.

Alors comme on arrive à 1000 mots, je vais pas faire tellement plus long. On a continué à discuter, du passé, des mecs qu’on connaissait et puis on s’est dit qu’on se reverrait bientôt. TU PARLES ! J’avais plus d’idées pour lui montrer que j’étais un homme libre, une sorte de rebelle épicurien (un alcoolique fornicateur… (Un gros geek oui…)) et en plus il allait falloir que je me rappelle de tous mes bobards pour la prochaine fois ! Et ça, vous pouvez me croire, c’est de la merde, ça dégage.

PS: n’hésitez pas à voter pour moi aux golden blog! c’est un combat de communautés alors allez-y foncez! Si je suis éliminé, c’est vous qui passerez pour des cons, pas moi!
http://http://www.golden-blog-awards.fr/votePlugin.php?blogId=8060

Samedi solo, samedi techno

Vous me connaissez je suis pas le genre à faire la gueule, à râler pour rien et même si j’ai des raisons d’être de mauvaise humeur (comme avoir regardé le graphique de fréquentation du blog… PAR EXEMPLE (franchement ça marchait mieux quand le site était laid et que le texte n’était pas en justifié (« oui mais c’était nouveau »… avec des raisonnements comme ça… le sida c’était mieux quand c’était nouveau ! la bombe atomique c’était super quand c’est sorti ! (bon ça l’est toujours (BREF))))) en général je m’efforce d’être drôle et souriant. Rager c’est fatigant, personne n’aime ça et comme tout un chacun j’aime me détendre sous la pluie, frapper des vieilles personnes, profiter des jours de grisailles et rire en voyant quelqu’un tomber sur les rails du métro. Voyez, pas mauvais bougre le Stany. Et pourtant, allez savoir pourquoi, il arrive parfois que l’univers décide de me punir ! MOI ! Et en général il le fait de la manière la plus abject qui soit, et c’est ce qu’il s’est passé samedi.

Alors pour remettre un peu dans le contexte, samedi j’avais rien à faire. J’avais bien lancé quelques bouteilles a la mer mais bizarrement c’est toujours quand j’ai rien à faire que tout le monde est prit (alors que le reste du temps ils doivent passer leur samedi sur youporn… ou pire devant M6) ! Qui d’un voyage, qui d’une réception, qui d’une cérémonie, mes « potes » me lâchaient et je me retrouvais donc comme un con, un samedi ensoleillé de septembre.

J’aurai du me douter que la journée allait être merdique puisque je me réveillais avec une énième migraine, unique raison qui me poussait a faire autre chose que de passer la journée devant Skyrim (48 mods et le jeu crash presque pas ! (HEY OUAIS !! HACKER MON GARS ! En mode Steve jobs t’as vu !)). Un rapide coup d’œil a ma bibliothèque, je n’y vois rien d’excitant, je me dis « il te faut un livre sur la DGSI, va donc chez Gibert ». C’est une sortie parfaite parce qu’elle reste sur ma ligne, il faut 20 minutes pour y aller et comme ca, si t’as la flemme de marcher, tu peux rentrer aussi sec ! Alors je prends le métro et là, bim ! un colis suspect sur la ligne 10 (franchement ? vous imaginez les terroristes ? « whallah j’te jure la 10 elle est toute pété cette ligne… mais non frère elle est trop stylé genre Boulogne, 16eme, particule style ma gueule ! Ah ouaiiis particule styyyyyle !) la 13 et la 8. Bon… je sais que vous, vous vous seriez débiné comme les fieffés peureux que vous êtes, mais comme je passe mon temps à lire des ouvrages d’espionnage je me dis que si jamais y a un souci j’arriverais bien à réagir. Petit trajet tranquille, assis, et j’arrive enfin a Cluny La Sorbonne.

Je sors du métro et la je croise une ado avec des trais rouges sur la gueule, façon camouflage ou footballeur américain. Je me dis « qu’est ce qu’ils sont cons ces ados » mais bon a priori rien de neuf sous le soleil. Je monte l’escalier et je commence à sentir des vibrations étranges. Comme j’ai mon casque sur la tête, parce que je suis de ceux qui écoutent leur musique plutôt que la musique de la ville (dédicace fauve) je pense, dans un premier temps, que c’est le wagon suivant qui fait trembler la station. C’est en arrivant aux portes de sortie que je me suis rendu compte qu’il y avait un loup… D’abord je croisais plein de ces connards de jeunes avec la gueule peinte mais surtout les vibrations duraient… ce n’était donc pas le métro, bizarre de faire des travaux un samedi.

Jusque la j’étais pas énervé ; juste un peu agacé. Mais au moment de monter les marches qui me mènerait dehors, je me suis rendu compte qu’il y avait quand même beaucoup de gens, dans cette station… même pour un samedi… et que ces vibrations infâmes ressemblaient de plus en plus à de la musique… pour peu que ce genre de « truc » soit de la musique. AHAH ! Je prends mon courage a deux mains pour sortir un samedi et l’univers me punis en faisant passer la technoparade sur mon trajet ! ON SE FOUTRAIT PAS DE MA GUEULE UN PEU DES FOIS ?

Tant pis, je suis là et comme je n’aime pas assez le métro pour m’offrir un aller-retour sans voir la lumière du jour, j’irai quand même chez Gibert. Tu veux jouer l’univers ? Prends donc ce gros doigt dans ton cul ! Tu sais pas qui je suis !

Sur fond de musique agressive, je me retrouve coincé entre un vieux qui veut jouer des coudes et un flot de jeunes merdeux en sarouel… Marrant comme le parisien se met toujours à se bousculer dans ces cas là. Toi t’es là, peinard, coincé entre une vieille chinoise et un vieux, genre samedi de folie et le mec veut prendre ta place quoi… Je m’élance au milieu de tous ces boom boom (dire qu’on appelle ca de la musique… (« T’as pas vu ce que t’écoutes … » OUI ? QUI A PARLE LA ? Y A UN SOUCIS ? BON !)), le vieux me rentrant dans la sacoche, évitant les bouteilles, les jets en tout genre, les beugleries avinés de ces affreux teuffeurs citadins. Au bout d’un moment, fatigué de sentir le vieux qui essaye de passer, je me retourne et je lui dis « TU VEUX PASSER RACLURE ? TU PREFERES PAS QUE JE TE TUE A LA PLACE ? HEIN ????? »… non en fait c’est ce que j’aurai aimé lui dire mais vous savez avec le bruit il m’aurait pas entendu… alors je me range sur le coté pour le laisser passer…

A ce moment là, je me dis pas con il va m’ouvrir la voie, il passera dans les flaques de vomi et moi j’aurai plus qu’a les éviter ! Ahah grossière erreur ! Toi t’es la presque détendu et c’est ce moment que choisi l’ivrogne pour surgir derrière toi et entamer un semblant de chenille… Un regard noir et l’affaire était pliée. J’ai jamais eu autant de mal a me rendre dans une librairie ! Finalement j’aperçois le bout du tunnel, ou plutôt la fin du cortège. Heureux j’accélère, je traverse même la rue puisque le convoi se fait plus clair. NOUVELLE ERREUR GROS ! Ben oui, ceux qui sont à la traîne, c’est les déchets, les trop bourrés, les grosses fatigués ou ceux qui, déguisés en lapins, se sont arrêtés pour fumer de la drogue dans les ruelles ! Tout ce kaki, tous ces hippies, j’ai l’impression d’être de retour à Rennes.

Je peux sans stress affirmer que si l’enfer existe, il doit ressembler à ça ; de la musique techno, du mauvais rosé chaud et une masse effroyable de kaki et de dreadlocks. Alors j’ai acheté mes petits livres, j’ai bien pris mon temps histoire que les clodos s’éloignent et quand je suis sorti, j’ai eu la sensation d’avoir pénétré un autre monde… Celui de Mad Max ! La folie et le chaos partout, les chars dégueulant leur son  infâme étaient déjà loin et pourtant, la rue était toujours envahie de types errants sans buts, dansant sur une musique qu’ils étaient les seuls a avoir dans la tete, j’ai vu un vieux se battre avec un clodo, j’ai vu des déchets partout (alors qu’ils doivent tous se revendiquer écolo), la rue était devenu un caniveau géant.

Pour être franc, j’ai paniqué ! Je suis passé par les petites rues pour retourner prendre le métro et retourner dans mes quartiers chics avec la certitude que j’avais vécu un truc comme dans ghostbusters : des zombies ado attardés et ivres morts qui remuaient comme des épileptiques et du vomi en guise de slime. Au final, cette grande fête de la musique techno s’est soldé par un mort qui a trouvé marrant de grimper sur la statue place de la république, bravo champion ! Je conclurais en disant simplement que,

lessamedisensoleilésd’automneoùt’asenviedesortiretquelemêmesamediilyalatechnoparadeetseshordesdeteuffeursetquejecroisqu’onadépassélepluslongthemedeçadégage,c’est de la merde, ça dégage !

C’est une catastrophe…

L’heure est grave.

Oublié les réfugiés, enterré Guy Béart, disparues ambitions et espoirs, un sujet bien plus grave vient de frapper la Stanysphere (oui la Stanysphere… J’ai plus aucune modestie). Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai enfilé mon plus beau costume de Roger Gicquel, pourquoi je prends un ton si grave, pourquoi c’est avec cette mine grise, alors que je suis si rayonnant d’habitude, que je vous livre le billet du jour, bref « qu’est ce qu’il a don’ de cassé ce pingouin pour venir encore nous emmerder ». La réponse, la voila : Je crois que je perds mes cheveux.

Quoi ? Tout ça pour ça ? Où est passé le pourfendeur des injustices, le héros des inégalités, celui qui n’a pas peur de dénoncer ? Stany quel fieffé Samson tu fais !

Effectivement, dis comme ça, ça peut paraitre trivial mais c’est sans compter sur le fait que les cheveux longs sont un des piliers de mon identité. Et oui, pour ceux qui me connaissent c’est évident ; pour les autres un peu moins (ben oui puisqu’ils me connaissent pas (que de portes ouvertes enfoncées ce matin (et tout sera du même ordre (ça va être long d’aller jusqu’à 1000 mots (si vous partagiez plus je serais sans doute plus inventif))))). Disons que quand on dit « c’est qui ça Stany ? » en général les gens répondent « mais si le gros là, marrant, avec une barbe et des cheveux longs » (ah ok gros arrive avant marrant… sympa (enculés !)) Donc… on sait que je suis barbu… OK, quoi de plus ordinaire aujourd’hui ? Alors que je porte la barbe depuis ma plus tendre enfance, la mode, cette pute, s’arrange pour que tout le monde se mette à la porter! Et mieux que moi en plus ! Ok, ensuite on sait que je suis drôle mais il suffit de lire ce billet pour vous en rendre compte. Et enfin, on sait que j’ai les cheveux longs (non il n’y a pas d’autre adjectif dans la description (vraiment pas non (en tout cas je vois pas))).

Maintenant coupez moi les cheveux, reposez donc la question « c’est qui ca Stany ? » et on vous répondra « c’est un gros marrant avec une barbe »… Qui est ce qui vous vient en tête ? Carlos ? Zack Galafinakis ? Mouloud Achour ? Le gros de la pub NRJ mobil ? Tout de suite c’est vachement plus passe partout.

Mais au delà de ça, les cheveux longs c’était un peu mon atout séduction !

« Dis donc Stany, tu en as de beaux et longs cheveux »

« Et tout le reste est pareil chez moi ;)))))) »

J’imagine que vous mesurez dès à présent toute la profondeur de mon désarroi. Hey ouais ! Parce qu’aujourd’hui c’est pas en connaissant par cœur l’intégrale de Victor Hugo ou en parlant de Skyrim à tout bout de champs que tu vas séduire du top model (ah merde… être geek c’est à la mode c’est vrai (la mode, cette pute)).

Alors là, je sens les mecs se gonfler en disant « maiiiis nooooon, l’apparence, la mode c’est des trucs de gonzesses ça… ». AH OUAIS ? Comment expliquez-vous que depuis que je crois que je perds mes cheveux j’ai envie de faire du sport ? C’est fini l’époque du gros routier aux bras gras qui boit de la bière, on n’est pas dans un clip de country. C’est encore plus vrai quand on bosse dans le show biz… On fait des petits régimes, on se met à courir, on mange pas de chips avec la bière, on se fait plus qu’un mac do par semaine… (J’espère que vous vous reconnaitrez). Et faut-il vraiment que je parle de toutes ces crèmes de jour, ces crèmes de nuit, ces crèmes hydratantes, ces anticernes juste pour les hommes ? VRAIMENT ? Si les rapaces de l’industrie se cassent la tête à faire ce genre de produit c’est qu’il doit y avoir une clientèle pour ça (d’ailleurs j’ai quelques noms en tête…).

Bon alors qu’est ce que j’ai fais ? J’ai fais comme tout gros mec qui se respecte, j’ai commencé par demander à une amie qui tiens un blog beauté. Comme elle, son truc, c’est plutôt le karité, j’ai été chercher sur internet. Assis à mon bureau, je sentais mon crane se dénuder petit a petit, j’imaginais les touffes tomber une par une. Doctissimo m’a diagnostiqué un cancer, Hippiecheveux m’a conseillé de me laver avec un mélange de pisse et d’huile d’olive alors que biocapillaire me conseillait un mélange de pisse et de bière. T’es la en pleine souffrance et il n’y a pas une réponse convenable… surtout que bon l’huile d’olive ça coute cher… J’ai commencé à regarder les cliniques d’implants, histoire de commencer à mettre de coté mais non c’était vraiment trop cher. J’ai commencé à regarder les perruques… avant de me dire que finalement le crane rasé c’était pas si mal. Et puis je me suis rebellé ! Moi je les aime mes cheveux longs parce qu’ils ne seront jamais à la mode (ben oui la mode dure 6 mois et il faut des années pour les avoir en bas du dos (en plus ça donne trop d’indices dans les affaires de viols et de drogues (non j’ai pas trop regardé les experts))) ! Alors j’ai décidé de prendre mon courage à deux main et j’ai été au carrefour market, acheter du shampoing antichute. EH OUAIS ! C’est qui le plus deglingos !!!

Alors je vous l’accorde ce sujet ne méritait pas ses 1000 mots mais il méritait son petit billet quand même. Parce que quand on y pense, pourquoi j’ai fais tout ca ? Pour plaire aux autres ou pour me plaire a moi ? Les deux assurément et pour qu’on puisse se dire : « ah mais si c’est le gros marrant barbu avec les cheveux longs » et ne plus être confondu avec Carlos. Ce monde n’est qu’une grande cour de lycée finalement, et ça c’est de la merde, ca dégage.