Pour les fêtes, soyons honnêtes.

Et voila, on y est. C’est le mois de décembre. Alors comme tous les ans, la magie de noël gagne les cœurs et les culs, les sourires se font obligatoires et la joie déborde et se répand à la manière d’un cabinet de maternelle bouché en pleine épidémie de gastro. Au fond, c’est comme l’été, mais avec un parfum raclette.

Toutefois, cette année, je suis tonton et je vais bien être obligé de faire comme-ci que j’aimais ça. Alors, afin de ne pas trop user ma patience j’ai décidé de ne pas faire de billet anti-noël. Non, cette année je vais vous faire un cadeau, le plus beau des cadeaux, je vais vous offrir l’honnêteté.

Je ne vous parle pas de cette honnêteté qui fait tant défaut à nos hommes politiques et aux richissimes patrons du CAC40, les poussant, bien malgré eux, à accepter pot de vins et autres évasions fiscales bien innocentes. Non, là je vous parle de l’honnêteté intellectuelle, celle à porté de toutes les bourses et qui fait mal quand elle tape dedans. Parce que la réalité c’est que notre monde, en plus d’être moche, inégal, pollué et triste, il est malhonnête. C’est pas un reproche que je vous fais, vous l’êtes sans doute sans vous en rendre compte mais c’est un fait.

Tenez par exemple, moi je bosse dans le showbiz. Enfin je bosse… J’écris trois vannes quand mon comédien star me siffle, le reste du temps soit je me touche la nouille en jouant aux meuporg soit je fais des petits films sans grand intérêt artistique pour des entreprises. On est loin de mes espérances d’auteur… Alors vous me direz qu’il n’y a pas de sot métier (et pas sous métier… (si vous faites cette erreur allez mourir.)) et que tant que je gagne ma vie, j’ai pas de raison de baisser la tête. Et c’est vrai… en théorie. Parce que dans le showbiz faut toujours avoir l’air de bosser avec Spielberg…

« T’es sur un truc en ce moment? »

« écoute, J’A-RRETE PAS! »

« … ah ouais… moi aussi… et sur des trucs… vraiment cool quoi. »

Allons… Un peu d’honnêteté bordel. TOUT LE MONDE SAIT QUE VOUS ÉTIEZ SUR LA MÊME COMPET COCHONOU! Seulement voila, gagner sa vie ne suffit pas. Il faut avoir l’air d’intéresser les gens, se montrer séduisant… C’est pas compliqué j’ai l’impression d’être la devanture d’un Kébab, si y a personne les gens font demi tour et au final ils espèrent toujours payer moins cher. Mais moi je m’en branle de ça!Ce que je veux faire c’est raconter des histoires, par jouer au VRP à cravate.

« ouais je gagne assez pour me payer mes abonnements netflix, amazon, TESO et j’ai encore assez pour me faire un chinois chaque semaine »

Avec des phrases comme ça, ne vous étonnez pas que vous n’êtes embauchés nulle part (non sérieusement n’essayez pas, moi j’ai essayez et ça marche pas). Et c’est valable dans toutes les branches, dans tous les milieux. Il faut avoir l’air puissant, passionné et surtout débordé. La, trop laide, réalité c’est que vous n’aimez pas votre travail, que vous êtes au bout de votre vie et que s’il n’y avait pas le caillou de crack que vous fumez chaque soir, il y a longtemps que vous seriez noyés dans la Seine (ou autre chose, faites avec ce que vous avez… (ne soyez pas décevant jusque dans votre mort bordel)).

Mais c’est pas valable que dans le boulot. Tenez y à quelques semaines de ça, j’étais à un anniversaire. Je connaissais personne mais vous me connaissez je suis pas le genre begueule surtout après un verre ou deux de Cointreau. La soirée fut délicieuse et les convives charmants, il n’empêche qu’alors que je parlais avec un type tout à fait intéressant, un gugusse à moustache n’a pas pu s’empêcher d’écouter la conversation, de s’incruster et aussitôt de comparer sa bite.

Lui « moi j’ai des bitcoins. Et du ETH aussi. »

Moi « ah oui? tu finances la mafia? »

fin de discussion. Je me suis cassé.

J’ai attendu que le type avec qui je parlais, plus diplomate que moi, finisse de l’écouter étaler son purin vocal, tel un agriculteur en colère devant une préfecture, pour reprendre notre discussion. J’ai du passer pour un rustre sans doute, mais sincèrement QU’EST CE QUE J’EN AI A BRANLE DE TA VIE PUTAIN!!! Un mec très cool m’expliquait un truc très compliqué et l’autre vient jouer la mouche du coche. Au lieu de se contenter d’être le péquenaud moyen genre jaivucasurslatealorsjelefais, Monsieur joue l’expert ramène sa grande gueule pour nous montrer qu' »il pèse dans le game », comme aurait dit Karl Marx. Et au final, je serais jamais riche parce que ce type m’a dégoûté des bitcoins.

Mais ce ne sont là que des banalités, du badinage de circonstance dans une société qui ne favorise que la réussite et l’écrasement de l’autre. Ne pas s’y plier, finalement, ça ne vous expose qu’a passer pour un rustre hurluberlu, un loser patenté bref un fieffé fils de pute. Perso je l’assume et tant pis si je dois garder ma passion pour la poésie romantique secrète. Mais la réalité sinistre c’est qu’on est obligé de porter des masques même dans son cercle le plus intime.

Par exemple l’autre jour, je parlais  de ma nièce à un ami. Sans ressentir la joie d’un père (il n’y a que dans le nord qu’on puisse être père et oncle en même temps… (déso pas déso Marie-Christine, un bon mot comme ça, ça ne se rate pas) j’étais tout de même très content. Alors je racontais le peu de détails que j’avais eu à ce type, qui lui est déjà tonton depuis 2/3 fois et je me suis bien rendu compte qu’il n’en avait rien à carrer. Tu penses… Et pourtant il faisait tout pour me faire croire que ça l’intéressait. Le mieux eut été de me dire: « t’as raison d’être content maintenant, attend Noel dans 3/4 ans ça sera autre chose ».

Mais vous imaginez dire ça à vos amis? Leur dire la vérité? « Tiens au fait tu sais que t’as l’air d’un con quand tu penses imiter Chirac en faisant « crac crac maire de paris crac crac » « … Alors que pourtant ça serait le plus beau des cadeaux, vous sauvez la dignité d’un ami, presque un frère tout en gagnant en tranquillité (Blague à part un jour je dis a quelqu’un dont je terrais le nom « ça va, j’ai l’air costaud quand même » et la personne m’a répondu « non juste gros »… bon ben depuis je me fais plus d’illusion). Là encore, on ne serait plus obligé de faire semblant.

De la même façon, lorsqu’on va mal, on ne peut pas être honnête. On peut montrer un ras le bol passager, une petite déprime mais au fond on sent bien qu’on gave un peu tout le monde quand le malaise perdure. J’aurai tendance à penser, mais ça c’est mon grand cœur, qu’écouter les gens qui vont mal c’est pas marrant mais ça coûte rien. Et que d’un autre coté, quand on va mal, en parler ça aide à aller mieux. Et là encore, ça coûte rien. Sauf qu’on est tellement malhonnête qu’on se force à faire comme si de rien n’était, le mec qui va mal porte un masque et celui qui va bien fait semblant de ne pas voir les fêlures dans le masque. En même temps… glisser un « Tous les jours, j’ai envie de me pendre » entre deux rondelles de saucisson… C’est des coups à ce qu’il y ait quiproquo (ça ferait une bonne pièce rigolote pour le théâtre des deux ânes! (Thierry Lhermite, psychanaliste richissime et amateur de saucisson reçoit le mec déguisé en polnareff dans la pub cetelem qui veut se suicider par pendaison. Thierry Lhermite le confond avec un saucisson, commence alors une belle amitié et moult rebondissements.)). On met à mort petit à petit notre empathie et ça c’est un peu dommage quand même…

Alors oui c’est pas évident d’être honnête. Pas évident d’assumer à 100% sa médiocrité, sa déprime, son manque d’intérêt peut être… Ben oui, on a p’tet pas tous un truc à raconter, moi le premier. Peut être qu’il y a longtemps que j’aurai du arrêter ces billets qui au fond contribuent à me donner plus de consistance que je n’en ai réellement (tout ceci est purement rhétorique, sans moi vous êtes perdu). Mais je pense qu’on vivrait mieux sans ce poids sur nos épaules. On devrait avoir le droit de dire:  » OUI LE MONDE ENTIER NE ME SUCE PAS LA BITE ET ALORS? » parce qu’au fond cette douce médiocrité, elle n’est peut être pas si vilaine après tout. Le succès n’est pas le mètre étalon du bonheur. Jean d’Ormesson,  il s’est contenté de raconter, avec sa petite voix pleine d’une aristocratie dégoulinante et presque malsaine, les turpitudes de sa vie de nobliau et pourtant tout le monde l’adorait. Alors par pitié, cette année soyez honnêtes parce que faire semblant c’est de la merde, ça dégage.

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Voyage au bout de l’ennui ou l’aventure provinciale.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un poil à cran ces temps-ci.

Alors j’entends déjà les connards ricaner et je devine, sans mal, les sourires goguenards des idiots satisfaits, que mon mépris complet asperge. Bref, tout chez vous semble dire : « aigri comme t’es, ça changera rien à d’habitude » et pourtant cette fois-ci, c’est pire.

« Mais quelles sont les raisons de ton ire doux barbu à l’éloquence aussi flamboyante qu’un moine bouddhiste au milieu d’un carrefour indochinois », me demanderiez vous, si vous étiez de vrais amis.

Eh ben c’est la faute des chinois. Enfin je dis chinois… je parle de mes voisins. Et comme c’est un peu salaud de jeter l’opprobre sur 1 milliard et demi de gens (sans doute plus pour ceux qui savent pas faire la différence…) alors que 3 me font la vie misérable, j’ai décidé dans ma grande mansuétude de les appeler : « les connards ». Donc depuis 1 mois et demi ces connards de voisins font un raffut pas possible, la nuit, le jour, cognent dans le mur mitoyen et ce malgré mes remarques répétées (oui, tu vas arrêté de cogner dans le mur connasse c’est une remarque)… bref en un mot comme en cent, je ne dors plus et la promiscuité de la vie parisienne ME TRANSPERCE L’ANUS, tout simplement.

Là, au cœur de ces errances nocturnes, médusé sur ce radeau qu’est mon lit, les yeux hagards et la raie humide, il m’est venue une idée légèrement idiote ; je me suis dis : « Paris quel enfer, je devrais peut être partir»…

Autant vous le dire tout de suite, moi j’aime vivre à Paris. J’ai pas d’horaires imposés, je suis pas obligé de prendre les transports, je peux avoir les musées rien que pour moi en semaine, bref il ne manque qu’un salaire mirobolant et ça serait au poil. Mais ils sont nombreux autour de moi à partir et les excuses ne manquent pas : qualité de vie, gamins… que des raisons de merde qu’invoque des gens tristes pour se donner du courage. La preuve : si le départ se faisait avec envie, on ne te dirait pas « tu viendras nous voir  » ! Non, désolé connard !c’est toi qui part, c’est toi qui viendra me voir. Ou alors je suis défrayé… C’est la moindre des choses… Surtout pour écouter des banalités une fois sur place. ..

« ah noooooon mais on est plus détendu ici…. » aaaaaaah la qualité de vie… un clodo reste un clodo ou qu’il soit et pourtant c’est souvent la première raison pour partir.

Persuadés que la vie sera plus belle ailleurs, certains fuient la capitale pour une autre grande ville… Ah ! Les cons ! Ils ont pas encore compris que le problème ce n’est pas la ville, c’est les gens. A Marseille y a le soleil, à Lille la bière, à Toulouse la saucisse, à Lyon les bouchons, à Bordeaux les clubs fist fucking mais une chose ne change pas : les centaines de milliers de gens avec qui tu dois partager ton espace vital (une notion chère aux nazis (comme quoi…)). Oui, dans ces villes il y a moins de monde mais elles sont aussi moins grandes, ce qui doit conduire peu ou prou aux mêmes résultats : les bouchons, les loyers délirants, les transports et le plus souvent des accents débiles. Bref, c’est complètement con.

Mais il y a plus con.

Il y a ceux qui partent dans une ville de taille plus petite. Limoges, Beauvais, Soissons, Brest que des destination carte postale… Ce qui est amusant dans les grandes villes c’est qu’elles essayent de se donner un genre. Généralement villes bourgeoises, elles ont tout d’un mini Paris concentré sur quelques rues. Dans les plus petites villes, on ne fait pas d’effort, on sait ce qu’on vaut. Je vous garanti que trouver un endroit où bouffer à Dijon, passé 19H30, c’est une gageure. Prisées de ceux qui croient encore pouvoir faire carrière mais qui veulent faire des gosses, avoir des chiens et des Citroen Picasso, ces villes sont juste le mouroir de la passion, un autel à la vie tiède et chiante, une tourtel twist existentielle. Et autant, quand on te dit : « tu viendras nous voir à Bordeaux » tu réponds « ok, faut absolument que j’aille dans ce club dont vous m’avez parlé » autant quand on te dit « tu viens quand tu veux à Nancy »… bon… on ne trouve jamais assez d’excuses pour ne pas venir à Nancy.

Mais il y a plus con.

Certains, plus lucides ou plus fous, choisissent de partir directement à la campagne. Neo-paganisme, adepte du yoga ou du retour aux racines, ils se trouvent un coin paumé et au mieux asperge de pognon et de suffisance le patelin ou ils arrivent. Au pire, ils veulent s’intégrer et dans ces cas là, tous les moyens sont bons pour ressembler aux croquants. Et que je te fais la fête du pain, et que je te fous les gamins à la danse folklorique. C’est le genre de cons qui ouvrent les fenêtres, respirent à plein poumons en te disant :« on est pas bien là ? » pour cacher le bruit de l’énorme tracteur du gros pequenaud de voisin qui étale son lisier à 300 mètres.

« nous on a des toilettes sèches et on mange les légumes de notre jardin »

Et tout ça pour quoi ? « la qualité de vie, putaiiiiiiiin ». QUELLE PUTAIN DE QUALITE DE VIE IL PEUT Y AVOIR EN VIVANT AU MILIEU DE NULLE PART ??? Alors oui, tes tomates malades ne sont pas aspergés de produit toxique mais bon… Ce n’est déjà plus vivre, que de vivre à la campagne et autant on peut apprécier la chose 3 jours, autant quand on dépasse la semaine, c’est l’ennui et la monotonie qui vous gagne ! Qui vous glace même. La campagne c’est le vide absolu, l’emmerdement le plus total, c’est pire que le Rien, c’est le Néant. « C’est mieux, le vert, pour les enfants » et le glyphosate, on en parle ? Et quand, refaisant exactement le chemin inverse, votre gamin vous laissera à votre solitude campagnarde, et que grabataire vous finirez mort de faim ou de froid et dévoré par le chat, on en parle ? Et je passe volontairement sur les cancans, les rumeurs, les assassinats camouflés et les histoires de famille scabreuses.

Alors oui j’en fais peut être un peu trop. Mais si peu.

« Moi d’abord la campagne ,faut que je le dise tout de suite, j’ai jamais pu la sentir, je l’ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers qui n’en finissent pas, ses maisons où les gens n’y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part »

C’est pas moi, c’est de Céline. Alors, oui, la vie parisienne est stressante et les parisiens sont des cons mais n’oubliez pas qu’ailleurs c’est pareil : ou que vous soyez, vous serrez malheureux. Alors voilà une proposition : Puisque, si vous partez je serais malheureux, et que, comme on l’a vu, où que vous partiez vous serrez malheureux, autant rester comme ça vous serez malheureux mais pas moi ! En attendant les voisins, c’est de la merde, ça dégage.

La planète des cons; le commencement.

Loin de moi l’idée de laisser libre cours à une éphémère contrariété, pas de livreur pour obscurcir ma journée cette fois-ci. En plus, vous me connaissez je suis toujours bienveillant et j’aime mon prochain si fort que je vois toujours le verre à moitié plein dans l’œil du voisin. Mais la nouvelle est tombée: nous sommes de plus en plus cons et cette fois c’est scientifiquement prouvé puisqu’ Arte en fait même son sujet samedi soir! Ce qui, soit dit en passant, prouve que les gens intelligents ont des vies chiantes.. Bref inutile de maugréer, de trépigner, c’est comme ça et ça va pas s’arranger.

Alors vous allez me dire qu’on avait pas réellement besoin de la science pour le prouver. Bon c’est pas faux… Entre les concours hippiques ou de vilaines adolescentes remplacent leurs chevaux par des manches à balais, les compet de quidich (encore une fois un histoire de balai… c’est préoccupant) lors desquelles des attardés se lancent des balles en mousse en se prenant pour des petits magiciens ou encore les menaces de mort et de viol  que le forum 18-25 de JVC à envoyé à Nadia Daam à cause d’une chronique, on est clairement plus plus proche de la tête de veau que du prix Nobel niveau Q.I.

C’est pas si grave au fond, des cons y en a toujours eu et puis on est toujours le con d’un autre…

je passe volontairement sur la philosophie bistrotière, digne de ces auteurs ringards qui trainent partout leur décorum de café aux teintes marronnasses, parfumé de vieux relents de tabac et de hareng pomme à l’huile. Là on parle futur et nouvelle technologie!

L’autre jour je regardais une interview de Laurent Alexandre, auteur, chef d’entreprise et urologue (c’est comme oeunologue mais pour l’urine (j’ai pas vérifié mais je suis presque sur)) et celui ci affirmait sans trembler du slip (ça serait un comble pour un urologue) que les gens en dessous de 130 de Q.I serait inutile dans 10 ans. Bon le mec a fondé doctissimo, c’est vous dire s’il est fiable! Autant vous dire que le bon Lolo a des raisons d’être énervé, il écrit des livres dans lesquels il justifie les sociétés à deux vitesses dans lesquels des riches et intelligent comme lui, écrasent des pauvres et cons comme vous et v’la que la nature n’en fait qu’à sa tête…

Toutefois, il pose une question vraiment intéressante: qu’est ce qu’on va faire si on devient tous cons? Que se passera t’il si le génie humain n’est plus capable de produire que des choses comme « les anges à Reykjavík » (c’est le Y d’abord et le I ensuite comme dans Syrie (c’est cadeau c’est pour moi)) ou le barbecue vertical.

Dans l’absolu se retrouver sans Iphone ou sans vol parabolique c’est pas si grave, c’est plutôt sur les trucs important, genre le climat ou les ressources, que ça pose problème. Parce qu’on va pas se mentir, pour l’humanité ça sent un peu la merde en ce moment. L’eau monte de partout et je sais pas si vous avez déjà vu des cabinets bouchés mais je souhaiterais pas ça à mon pire ennemi, toute la merde remonte à la surface. Et comme toujours personne n’est chaud pour nettoyer après… Du coup, le peu d’espoir qu’on peut verser dans le futur il se trouve plutôt du coté des sujets de pointe, genre les énergies renouvelables ou le voyage vers Mars par exemple (pour faire pareil qu’ici mais ailleurs…). Et parti comme on est, non seulement on partira jamais parce qu’on aura bouffé toutes nos ressources avant mais surtout si on devient vraiment plus cons, des singes auront de meilleurs chances de survie que nos cosmonautes. Vous imaginez un monde dominé par des singes? ahah… absurde… personne n’en voudrait d’une idée comme ça.

Mais dans le doute vaut mieux réagir! Y a qu’à remonter la pente en coupant internet et en bannissant les religions, les gens seraient plus détendus, ils prendraient le temps de lire ou de faire la guerre et dans un cas comme dans l’autre, y aurait moins de monde pour dire des âneries. Hélas, ce que le bon sens nous dicte n’est en rien une solution parce qu’on sait pas vraiment pourquoi on devient plus cons.

Tous le monde à vu idiocractie (vous apprécierez la HD…)… Si c’est pas le cas, ben allez le voir, c’est pas dingue mais ça permet de se sentir supérieur. un peu. Bref dans ce film, les pauvres se reproduisent beaucoup plus. Les pauvres étant cons, les cons se multiplient. Alors que les savants, tout occupés à leur travail, n’ont pas le temps de niquer (et on s’étonne que les filières scientifiques attirent moins…). c’est ce déséquilibre qui fait qu’une foule de débiles a remplacé l’humanité. Déso Harvey, déso Tariq, déso Kevin, vous êtes des cons, c’est pas moi qui le dit, c’est le film…

Un autre théorie, plus plausible, c’est que les perturbateurs endocriniens pourraient être la cause de cet abêtissement global. Bon alors, ce qu’il faudrait faire, c’est se mettre tous ensemble autour de la table et décider, entre deux gueuletons, de la marche à suivre pour sauver la terre et la belle intelligence de ses plus magnifiques habitants. Une sorte de conférence des nations, ou on viendrait avec son plus beau costume pour faire des effets de manches et dire qu’il faut agir en tapant sur le pupitre. Alors on signerait des décrets pour tout changer! Et comme Conférence Of Nations c’est un peu long on pourrait raccourcir ça en… Nan, laissez tomber je crois que ça ne marchera pas.

Alors qu’est ce qu’il nous reste… Ben pas grand chose hélas.

On peut toujours espérer une intervention alien, mais je suis pas sur qu’après avoir vu les images affligeantes de ces gens, un balai entre les jambes (attendez de qui ils parlent là…), ils aient encore envie de nous aider… Ils risquent de passer leur chemin bien vite et je les comprendrais. Autre sujet cher à la SF: la découverte par hasard et là…  Bref on est pas sorti de l’auberge et les cons ont encore de beaux jours devant eux.

Alors je sais ce que vous allez me dire: « on est toujours le con d’un autre » et vous auriez scientifiquement raison mais je vous répondrais non, parfois on est juste le con de tous le monde et ça c’est de la merde, ça dégage.

Je suis une cocotte minute.

Voilà, ce soir, c’est Halloween. Le seul moment de l’année ou on trouve une utilité à la citrouille, le légume le plus abject après la blette. Alors, comme des connards, vous allez tous vous déguiser et ça sera bien marrant, HEIN? ON VA BIEN SE TAPER SUR LES CUISSES EN RIANT DU DIABLE HEIN? COMME DES GROS CULS DE RICAINS DE MERDE! On va jouer à se faire peur , « regardez j’ai mis un costume d’Harvey Weinstein », « pas mal ton déguisement de Finkelkraut »…

VOUS N’AVEZ RIEN D’AUTRE A FOUTRE VRAIMENT ?

oui, ces temps-ci je suis comme une cocotte minute (mais moins pratique puisque je ne peux pas cuire un pot-au-feu à l’intérieur de moi. (ou alors il aura un gout à chier)).

Sincèrement à quoi bon Halloween, vous n’avez pas encore remarqué que c’est tous les jours, le film d’horreur. C’est pas compliqué, y a tellement de sujets qui me font chier que je sais même plus vers quoi aller. Le harcèlement, l’Espagne, les 2° qui vont détruire le monde, Polanski, la retraite de Christine Boutin et vous, vous voudriez quoi? Que je vous parle de mes voisins chinois (quoiqu’à la réflexion ils doivent plutôt être thaïlandais ou vietnamien (je suis quasi bilingue chinois j’ai vu toute la shaw brothers) qui font beaucoup trop de bruit et qui prennent la cour pour un dépotoir ? Vous voudriez que je vous parle de ce livreur qui livre mon colis au numéro 9 alors que j’habite au 7  (en vrai je devrais le faire les stats étaient excellente) ?

Déso pas déso, c’est trop la merde pour se bidonner.

D’ailleurs certains l’ont bien compris. A commencer par tous les connards qui écrivent pour les torchons numériques. Pas d’aigreur ici de ma part (enfin un peu si mais elle est tout a fait justifié) juste une constatation.

Tenez, l’autre jour je parcourais ces infâmes pages numériques en espérant y trouver un sujet et je suis tombé sur un article poignant. Une dame nous expliquait qu’elle militait pour des cabinets unisexe afin d’arrêter de se demander si elle doit aller aux cabinets des hommes ou des femmes ; l’Épreuve était trop grande, le jugement trop sévère. Elle hurlait sur des pages sa haine du patriarcat qui l’obligeait à aller poser son soyeux séant sur la lunette étincelante des cabinets pour dame.

Je dois vous avouer que j’ai pas lu le dernier paragraphe, je me suis armé d’un pied de biche et, tel un templier de la justice sociale, j’ai arraché d’un petit coup rageur toutes les ornementations de cabinets tant honnies.

Oui, il y a des colères saines et des combats justes.

Après ma petite croisade je me suis étalé dans mon fauteuil de bureau, satisfait. J’ai posté un petit statut facebook, un petit tweet aussi, pour dire combien j’étais engagé, voire précurseur, dans cette lutte pour les cabinets unisexe. Et j’ai attendu la pluie de like et de retweet. J’ai attendu… mais rien.

La putain de sa race aurait dit Roger Hanin! Qu’attendait donc tous les manants de la pensée pour me récompenser de mon engagement. ILS SONT OU MES « sérieux, merci pour ça! » ou les « trop bien écrit, trop beau » ? Alors quoi? j’ai pourtant sué, j’ai mis de la belle émotion alors bien sûr c’est pas un texte post attentat mais merde…

Frappé en plein cœur le porcinet (j’ai cru que c’était une crise cardiaque au début mais en fait il parait que ça fait mal dans le dos les crises cardiaques (je vous confirme des que j’en fait une promis))! Et ce n’était que le début! A ce moment là, des gens ont commencé à écrire des choses horribles: « on s’en fout », « tu sais je crois que ton combat est quand même un combat d’arrière garde », « tu crois pas que le climat ou la guerre dans le monde c’est plus important »… Le monde était il devenu fou? Mes petites angoisses personnelles n’intéressaient plus personne? Qui allait me donner l’estime dont je manquais cruellement? Il s’est alors mis à pleuvoir, mes larmes se perdant dans la tempête comme des gouttes dans l’océan…

C’est à ce moment là que je me suis réveillé couvert de sueur et de pipi.

Tout ceci n’était qu’un vilain cauchemar et… OH MON DIEU… il était là, l’article, me narguant, me traitant de sexiste, de rétrograde… Il s’est alors mis à pleuvoir, mes larmes se perdant dans la tempête comme des gouttes dans l’océan…

C’est à ce moment là que je me suis réveillé couvert de sueur et de pipi.

Bref, la routine dans un film d’horreur pas terrible.

Vous savez, je ne sais plus si c’est Hannah Arendt ou Nabila qui disait: « c’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal », elle devait parler probablement penser à Hitler ou Staline. Le vide de la pensée il est toujours là, immuable, la seule différence c’est que maintenant c’est toujours plus de vide qui le rempli. A force de s’indigner de tout, on ne prend plus vraiment conscience de rien, on attend juste son petit su-sucre en attendant que le navire sombre.

J’espère que je vous ai miné le moral et que vous n’aurez plus envie de faire chier le diable ce soir et si c’est toujours le cas, sachez qu’halloween c’est de la merde, ça dégage.

Cortège de cons.

Soyons réaliste, ces temps-ci, ma vie est aussi grisante qu’une tourtel twist. Pas de champagne, pas d’aventures folles, pas de nazis à combattre… Alors, comme tout un chacun, quand je me fais chier, je glande sur Youpo… …le net (allez me la faites pas… vous vous emmerdez au bureau et vous vous êtes dis : « tiens allons voir ce que le gros a à raconter », merci de penser à moi dans ces moments-là… (non mais je le prends pas mal hein, c’est juste que je m’attendais à mieux… )) !

Bon après quelques heures à écumer la médiocrité des internets, j’étais pas tellement plus avancer. Mes recherches n’avaient pas été infructueuses, je savais que mon QI était pas mauvais, que je me servais plus de mon hémisphère gauche que du droit, que j’étais Thor dans les avengers, qu’à priori j’étais en couple avec la bonne personne et que mon totem indien était le glouton…

Oui, dis comme ça, ça fait pas franchement rêver mais après recherches, j’étais plutôt heureux d’être comparé à ce petit ours très agressif aux griffes puissantes et aux dents pointues (qui a dit que ces tests étaient bidons…) MAIS j’avais toujours pas de sujet ! Et c’est là que j’ai fais la découverte d’un mouvement merveilleux, un mouvement qui prend de l’ampleur et qui gagne à être connu : les « platistes ».

« Attend un peu mon gros, c’est quoi les « platistes » ? »

Eh bien, merci de le demander ! Le mouvement platiste est un mouvement qui croit que la terre est plate, que la NASA est un groupuscule voué à nous maintenir dans la servilité et que la gravité est une théorie loufoque !

Alors bien sur au début j’ai cru à un regroupement de trolls, à une page parodique façon gorafi . Force est de constater que, lorsqu’il est question de connerie, l’humanité n’est jamais décevante, puisque de toute évidence c’est gens là croyaient réellement à tout ça. Sur des pages et des pages, les mecs exposent leurs théories.

4

Alors je vous vois venir : « comment que l’eau elle fait pour tenir si la terre elle est plate » ? NAIFS MOUTONS DES MEDIAS ! La terre plate est entourée d’un anneau gelé ! En gros, le froid de l’espace gèle l’eau qui ainsi ne peut plus se débiner dans le vide intersidéral… (Autant dire que la encore, si le réchauffement climatique fait fondre la glace des pôles (qui sont donc autour de la planète, merci de suivre )on va pas tarder à voir l’eau des océans dégouliner des bords pour se perdre dans l’espace. MAIS c’est un autre complot))) C’est limpide vous ne trouvez pas ? AH!AH ! Je suis sur que vous vous sentez mal d’avoir suivi Thomas Pesquet sur Twitter pas vrai ? Eh oui, vous vous êtes fait couillonner, c’est du photoshop tout ça !

Alors pour ceux, encore sceptique, qui se demanderait, bêtement, pourquoi la NASA se casse la tête depuis tant d’années à nous mentir, (Notez qu’il n’y a que la NASA, ça fera plaisir à l’ESA ( l’agence spatiale européenne…)) la réponse est évidente ! C’EST POUR LA THUNE MA GUEULE ! Hey ouais, on dirait pas comme ça, mais les mecs à la NASA ils pèsent pas que dans le game de physique, c’est aussi des putain de gros flambeurs! Stephen Hawking il dépense 1000 dollars par jour en gonzesses ! Et je vous parle pas de Neil deGrasse Tyson qui a carrément été surnommé «tonton coco » et ca n’a aucun rapport avec la pina colada (qui reste le truc le plus abject de la terre, soyons bien clair (c’est une des preuves, avec les moustiques, que dieu n’existe pas (ou que c’est un bon gros troll))).. Du coup il leur faut du cash constamment ! Et c’est là qu’ils ont pensé à dire que la terre était ronde et qu’il fallait l’observer ! Ah pas de doutes, c’est vraiment des putains de génies.

Non, sérieusement… QU’EST CE QUI TOURNE PAS ROND CHEZ VOUS !

Vous savez, souvent on pense que la rotondité de la terre n’a été prouvé qu’au XVe siècle. C’est pas vrai, dès l’Antiquité et tout au long du moyen age on a eu des TAS de gens qui savaient que la terre était ronde. L’idée que la terre est plate est une idée du XIXe siècle qui devaient permettre à une bande d’arriérés de prouver que la théorie de l’évolution était fausse… Deux siècles… DEUX SIECLES ! Deux siècles que les blaireaux n’ont pas bougé d’un pouce ! SERIEUSEMENT COMMENT ON PEUT ETRE CON A CE POINT ??? A un moment tu dois bien avoir un mec qui dit :

« vous savez les gars on est ptet pas dans le vrai … et puis plate comment ? Comment une galette, comme une pizza ?

– Comme une pizza mais vous délirez mon vieux ! »

Mais là, rien. C’est net, c’est lisse, c’est, si j’ose dire, le calme plat.

– on est sur que la terre est pas ronde ? Ou en coquille ? Ou en tire-bouchon ?

-déso pas déso c’est plat les mecs.

-mais plat comment ?

– genre… hyper plat…

– ah ok.

Vous savez à la fin de mon enquête, j’étais passablement énervé. J’étais déjà en train de me dire qu’on était 7 milliards sur Terre, que le voyage spatial n’était pas pour tout de suite et que, par accident, on pourrait peut être faire passer ces abrutis par dessus le bord de leur terre plate juste pour prouver leur théorie ! Et puis j’ai pensé à Giordano Bruno, à Galilée, à Copernic, à ces mecs qui, pour certains, ont été transformé en merguez aux barbecues publics organisés par l’Église, juste parce qu’ils avaient émis une hypothèse un peu touchy pour l’époque…

Et je me suis ravisé. Gardons les comme un repoussoir à connerie : « tu vois Killian, si tu travailles pas à l’école, tu deviendras platiste ! ». OUI, ces gens sont un doigt d’honneur fait à l’intelligence mais ce ne sont pas les seuls, c’est le cas des arriérés de tous bords et ça, c’est de la merde, ça dégage.

Une histoire en deux parties; la putain de ta race.

Ah, la douce saveur du thriller qui étrille notre curiosité au meilleur moment ! Je me sens un peu comme le Stephen King du billet d’humeur aujourd’hui, transformant mon palpitant quotidien en un flot de mots dont vous vous abreuvez avec avidité… vous n’avez pas des images qui vous viennent en tête ?… moi non plus… BREF, reprenons cette palpitante histoire de livraison.

Franchement, j’ai passé un billet entier à vous expliquer que j’étais un mec sympa et classe mais faut bien l’avouer je suis pas très patient avec les gens. Déjà que de base, le contact humain, j’en suis pas fou, du coup savoir qu’un type obligé de porter short va faire un truc qui va me faire chier, ça m’emballe pas des tonnes (là je fais le mec qui fait style genre mais en réalité je vois des images d’explosion nucléaire (ou l’explosion du début dans Akira… (en vrai j’aimerais être Akira… (NON Akira n’est pas un restaurant de sushis… (en fait si, il est même situé au blanc-mesnil, une belle idée balade quoi.)))). En plus y a 6 mois, j’ai déjà failli faire Boulogne/ Saint-Ouen (si ça vous parle pas, regardez google map et faites pas chier) avec un colis de 45 kg à cause d’UPS. Autant vous dire que niveau calme, je suis déjà sur la réserve.

Alors, voyant le traquenard se profiler, j’appelle direct UPS.

Dans ces moments-là t’aimerais être un des ces Jean-Louis Forcedevente, ceux qui remontent leur pantalon bleu marine avant de passer un coup de fil, ceux qui savent négocier avec finesse, ceux qui arrivent toujours à avoir des trucs gratos… Style Franck Underwood quoi. Moi j’avoue que mes capacités diplomatiques tiennes plus de l’incroyable Hulk. Comprenez que j’alterne entre la raison sans couille « ah bon c’est comme ça ? Bon… tant pis alors… » de Bruce Banner et des arguments au langage plus vert comme « JE VAIS VENIR DANS TA BARAQUE PISSER DANS LA MACHINE A LAVER ET VIOLER TON MARI DEVANT LE CHIEN QUE JE FORCERAI A REGARDER ».

J’appelle calmement UPS, j’explique mon cas, la dame me dit que le numéro de téléphone sera donné au livreur. Une affaire rondement menée.

Navré de rompre ce suspens insoutenable mais le mec n’a pas appelé. J’ai passé la journée chez moi à attendre que le type me livre et j’ai pas bossé évidemment (moi quand j’attends un colis je peux rien faire d’autre (c’est comme à noël mais sans gosses de merde dont il faut protéger l’innocence (donc c’est forcement mieux))) la preuve que c’est vraiment pas de ma faute si les billets arrivent en retard. Je rappelle donc UPS qui prend TOUS les détails pour me livrer. Ah oui, parce que le mec doit aller jusque chez moi, devant la porte, directive de Free. Alors j’explique comment se rendre jusqu’à mon appart toujours en mode fiottard 2000…

… Et puis dans le doute…

…le lendemain matin, je flèche le parcours.

Bon c’est vrai que quand t’en arrives à flécher le parcours c’est que vraiment t’as pas confiance. C’est ptet ça qu’a vexé le livreur du reste, parce qu’il n’a pas trouvé l’appartement. SERIEUSEMENT DU CUL ! Non mais vous imaginez la vie de ce mec ? Je suis sur qu’il s’est déjà pissé dessus parce qu’il s’était perdu dans son slip en cherchant sa bite !

Alors bien sûr, il a fallut que je rappelle. J’ai à nouveau fait la carpette en espérant un peu de clémence. Soyons réaliste, j’avais l’impression d’entendre : «que veux tu que ça me foute trou du cul, t’as un téléphone a 1000 balles, t’as qu’a avoir un interphone chez toi » à chaque réponse de la dame. Là ou le mec qui sait négocier s’en sort avec brio, moi j’ai dis « bon on verra demain alors »…

AH BRAVO ! Ah c’est facile de faire le gros bourrin sur les internets en revanche dans la vraie vie, c’est petite couille et compagnie. Ben oui, moi j’ai l’espoir qu’un jour nos relations ne seront plus basées sur le rapport de force mais sur la bienveillance… Et alors je pourrai faire l’enculer parce que je serais le plus fort ! Mais en attendant, je fais comme tous les fragiles de ce millénaire, j’ouvre grand et j’avale (des couleuvres cela va de soi (…(…))).

Bon dernier jour pour la livraison et j’ai déjà pas mal mis à l’épreuve la patience de mes voisins la veille en ouvrant toutes les portes. Je me contente d’un petit mot plein de dépit sur la porte :

« Monsieur le livreur je suis bien chez moi, appelez moi s’il vous plaît, c’est urgent » et je laisse mon numéro

COUILLE MOLLE/20

Un message bien inutile puisque finalement, j’attends devant. Ouais parfaitement. Comme un détrousseur de vieille, je fais le pied de grue devant mon immeuble pendant une heure, dehors, en plein soleil, pour toper CE PUTAIN D’ENCULE de livreur. Oh j’ai eu le temps de préparer des piques, des petites punchlines dont j’ai le secret, pour accueillir ce Judas… Un sournois « Alors on a du mal a suivre les flèches ? », un « c’était vous le livreur hier ? » inquisiteur, le classique « le short c’est bien l’été… » moqueur, un « c’est vrai que mon numéro n’est pas facile à faire » plus acide qu’un discours de Jean Luc Mélenchon… J’avais même préparé un « TON PERE CA SERAIT PAS HITLER ? » à condition que le mec soit pas trop costaud…

J’ai finalement vu le gars arriver. Il a regardé mon message avec une mine blasée, j’ai bredouillé un « c’est parce que je suis pas sur l’interphone… » pathétique. Il m’a regardé avec des yeux vides. Je lui ai souris. Il n’a pas souris, à marmonné un « mm m » puis il m’a accompagné jusque chez moi pour me voir déballer l’objet de tout cet énervement.

Alors j’avoue qu’il y a eu plus de courage pendant tout le quinquennat de François Hollande que pendant ce billet mais qui a un jour fait l’expérience de l’impuissance face a ces machines aveugles, ne peut que me comprendre. Je ne peux pas m’empêcher de penser que, quand même, ces types ont plus de pouvoir entre leurs petites mains crochues que le président des USA et que dans l’ombre ils conspirent à nous faire chier ! Tout ceci n’a que trop duré, 2017 sera engagé alors je le crie bien haut, les services de livraisons, c’est de la merde, ça dégage.

PS : la preuve qu’il y a bien un peu de mauvaise volonté quand même… Le type a mon numéro DEPUIS LE DEBUT !

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Une histoire en deux parties.

Maintenant que vous avez l’habitude de me lire, vous savez que sous mes dehors parfois un peu abruptes, je suis un garçon fin et délicat qui, toujours avec malice, souligne les petits travers de la vie pour mieux en rire. C’est vrai, j’assume pleinement mon image de gendre idéal, fin lettré et un peu poète qui échange toujours un compliment ou un mot gentil, quand votre maman (hey ouais c’est Stany le préféré des mamans… ( 4 lignes et ça parle déjà mal des mères… désolant)) lui offre un verre de vin cuit… bref, comme le disait si bien Laurent Ournac, j’ai autant de classe que j’ai une longue bite. Mais figurez vous que la semaine dernière, j’ai failli me transformer en fieffé Mister Hyde de bazar !

J’ai décidé de changer de téléphone et d’opérateur. C’est vrai que vous raconter le cheminement ô combien fascinant de ma prise de décision, vous aurait, j’en suis sûr, donné matière à discussion à la machine à café mais pour une fois j’ai fais comme tout le monde : j’ai pris l’opérateur qui me faisait le meilleur prix et j’ai pris le téléphone le plus cher (ou presque ( parce que le plus cher est vraiment trop cher… (ça ne change rien au fait que je vis dans une cage à poule mais j’achète un téléphone à 800 balles ( « c’est pour l’appareil photo » BEN FALLAIT ACHETER UN APPAREIL PHOTO POV’ CON !! )))). Alors s’abonner sur internet c’est génial, on n’a plus besoin de se farcir la file d’attente des gogos transpirants avides de technologie et de crédits à la consommation. En revanche, et ça je dois admettre que je n’y avais pas trop pensé, on doit faire face au cancer du monde moderne, les services de livraison. Là, vous allez me dire « tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? » et je vous répondrais non !

Il se trouve que j’habite un très bel immeuble des années 30 disposant d’un grand sas coupant ses fiers habitants des dangers de l’extérieur. Un digicode, un interphone, deux grandes et lourdes portes vitrées aux poignées chatoyantes, voilà le prix à payer pour tenir éloigné le représentant de commerce, l’évangéliste en mission ou les sonneurs de porte de la France en marche. « Ah ben ca va le bourgeois ! »… Bon alors en fait moi, j’habite sur la cour, dans un appartement tout confort certes mais qui n’en reste pas moins un ancien garage à vélo. Et il se trouve que je ne suis pas relié à l’interphone (je suis tenté de dire que c’est par soucis de classe mais ça serait donné trop d’importances aux gros connards de bourgeois des étages supérieurs).

Enfin, dernier paramètre nécessaire à mon histoire (quoi c’est pas commencé?… ça vous fait du bien de lire un peu) j’adore acheter sur internet. En règle générale j’aime acheter, je tiens ça de ma mère, mais j’aime assez peu le contact humain du coup, malgré mes répugnances, je suis assez bon client Amazon. Il se trouve que le mec qui livre les colis Amazon est un fantaisiste. Tantôt il les laisse dans la boite aux lettres, tantôt il les balance dans le réduit où sont les boites. L’autre jour il m’appelle : « Bonjour je suis le livreur, j’ai un paquet pour vous ». Sympa le mec ! Je lui répond « j’arrive tout de suite monsieur le livreur ». Le temps d’enfiler un slip et des chaussures, le mec avait disparu et laissé mon paquet en équilibre sur la poignée du hall. ENCULE POURQUOI TU M’APPELLES SI C’EST POUR TE BARRER AUSSI SEC ??!! Alors bien sur le paquet s’est pété la gueule quand j’ai ouvert la porte, heureusement c’était des livres (le mec qui balance son dédain l’air de rien… genre je lis moi…), plus de peur que de mal.

Alors c’est pas une preuve de la « fils de puterie » des livreurs  ? J’avoue qu’ils font pas un boulot marrant et qu’ils peuvent avoir envie de rompre la monotonie, de se divertir… MAIS PAS AVEC MOI PUTAIN.

Bon, je reprends mon histoire (ENFIN!), je choisis un forfait, un beau téléphone et c’est plein d’excitation que je rentre le numéro de ma carte bleue. Et à ce moment là j’ai ressenti comme une terrible douleur au fond de mon fion, un douleur non pas causée par le paiement mais par quelque chose de bien plus terrible : UPS allait acheminé mon colis.

C’est très drôle parce que quand tu commandes, ils font tout pour faire genre que t’es un client privilégié, c’est tout juste s’il te propose pas de te sucer un peu en arrivant. Du coup ton téléphone il est prêt à partir le lendemain et toi tu dis « ALORS C’EST QUI LE PATRON LA » ou simplement « cool » si tu es plus mesuré. J’aurai pu dire « cool » si j’avais un interphone ou des amis fiables. Tout se serait alors passé sans encombres évidemment, mais j’aurai pas eu cette palpitante histoire à raconter ! Une histoire que je vais devoir raconter dans un prochain billet parce que sinon on va exploser les quotas de mots!…