Labourage et enfumage sont les deux mamelles de la France.

Doux Jésus, 3 semaines, 3 billets, je suis au bord du burn out.

Eh ben c’est pas fou, l’actualité en ce début de ce semaine…

On aurait pu parler de la fin des JO mais comme la majorité des français, je me suis exclamé hier matin « tiens mais c’était les JO » tellement tout le monde s’en tartifion cette année. C’est vrai que c’est dommage pour les sportifs qui se sont dopés 4 ans pour rien mais bon, fallait pas faire ça en Corée parce que c’est bien joli, mais rogner sur son sommeil pour voir 4 gugusses faire du curling c’est pas très excitant et ce même si on a appris que les sportifs organisaient des grosses partouzes dans le village olympique,« l’essentiel c’est de participer », comme le disait si bien Pierre de Coubertin.

Alors j’aurai pu essayer de coller aux JO en parlant du froid qui recouvre la France, la transformant en une sorte de frigo géant mais en moins cool car les saucissons ne poussent pas dans les rues. J’aurai pu parler des mérites du chômage et de l’arrêt de travail, du bonheur qu’on a à rester chez soi quand la bise souffle et le nez goutte, hélas la réalité est bien plus sinistre et les logements mal chauffés rendent la situation pénible pour beaucoup de français. J’en parle avec le plus grand sérieux et pas parce que perso je me les pèle grave. Il se trouve que personne n’est épargné par cette situation, à commencer par le fatal picard, Emmanuel Macron.

Visiblement, le chauffage était en panne à l’Élysée samedi. Pensez donc, dans l’ancien monde, on jetait les propositions de loi au feu mais depuis la majorité absolue au parlement, y a plus rien, que dalle, pas même un petit amendement… résultat, au château, on se pelait les miches. Fort heureusement, le président, qui a plus d’idées à la seconde qu’un publicitaire sous extasie a dit à Brigitte : « n’ai pas peur ma loutte, allons au salon de l’agriculture, là-bas s’est chauffé à la chaleur animale, on va se faire une bonne andouillette AAAAA, ça va être super cool ». Bon Brigitte a préféré rester à la maison mais tant pis, Emmanuel, il y est allez tout seul, au salon de l’agriculture.

Aaaaah… le salon de l’agriculture, c’est endroit magique ou on vous sert le terroir à la sauce disneyland Tout y excitant pour le petit parisien en balade! Pensez donc, 4000 bêtes à tripoter, quelle stupeur lorsqu’on découvre que non, non, une vache ce n’est pas une brique en carton avec un bouchon dévissable ! Le salon c’est aussi, des tonnes de paille et autant de tonnes de fumier, l’occasion pour le citadin de voir ce que ça fait que de vivre à coté d’une porcherie de 1000 porcs, le cancer en moins. Quel dommage qu’on y diffuse pas dans l’air des pesticides pour faire plus réaliste.

Y a même une mascotte ! C’est dire si c’est bon enfant. Faut dire que le salon de l’agriculture c’est un peu le spring break des agriculteurs. Tous les délires sont permis, et vas y que je te fous mon chapelet de saucisses autour du cou, que je te fais le tour de France des alcools de fruits ou que je t’exhibes un pis, à condition que ça soit demandé poliment. Faut les comprendre les agriculteurs, ils s’emmerde toute l’année, le cul vissé sur leur tracteur, pas de vacances, pas de week end, alors pendant 15 jours ils se lâchent.

Et si y en a un qui les comprend, ben c’est Macron ! Ben oui, il se fait chier dans son nouveau monde ! Il est entouré de mecs bien lisses, bien musclés, qui se retournent la tête à l’eau minérale en s’empiffrant d’endives bouillies ! C’est pas compliqué ils sont plus crispés que la salle d’attente d’un proctologue champion de bras de fer ! Bref il est resté là bas 12 heures 30! C’est deux heures et demi de plus que François Hollande, qui voit s’envoler son dernier fait marquant de président.

Alors attention, malgré les apparences, le président est quelqu’un proche du terroir et il a tenu à le montrer. Il a fait des selfies, signé des autographes, on lui a même offert une poule ! C’est DSK qui doit regretter la place… un après-midi entouré de poules et de cochonnes…

Alors bien sur, il a été pris à parti mais bon… C’est ça aussi être président ! Et comme un bonhomme il est allez, avec ses mains manucurés, affronter ces éleveurs aux mains caleuses et puissantes, « les yeux dans les yeux ». Il est comme ça le nouveau monde, il vous regarde les yeux dans les yeux pour mieux vous faire gober ses conneries, c’est comme avec Messmer, le seul québecois qui vous endort avec sa voix, sauf que quand on se réveille on a plus mal au cul

Sa majesté s’est alors trouvé un serf, pas trop costaud, pas trop énervé, qui passait par là. Si ça trouve le mec avait rien demandé, il pensait tomber dans une fête basque et voulait juste beugler la pitchouli en buvant de la sangria et pas de pot, il s’est retrouvé à parler glyphosate avec un Macron imbibé au tipunch et visiblement très agacé. C’est tout juste si il lui a pas balancé : « et ouais mon gars t’es ptet en train de t’empoisonner et les cons qui vont dans les grandes surfaces avec mais moi je suis président, c’est quand même une autre merde ! Alors tes problèmes, mon gros tu te les gardes ». Le gueux a même du lui demander de se calmer.

Alors c’est vrai qu’on est loin de Chirac, dont le seul tour de force était de boire un verre de gnôle de chaque région sans dégueuler sa tête de veau/caramel/andouillette/maroilles et pourtant le Sonic amiénois a voulu montrer qu’il était attaché au terroir, ce terroir qu’il connaît bien puisque son meilleur pote est le patron de l’association nationale des chasseurs… Ces gros bourrins qui ont une relation bien à eux avec la nature puisque l’hiver venu, ils ratissent les bois avec leurs fusils pour dérouiller tout ce qui a le malheur de bouger. A un moment, Sa Seigneurie a même déclaré boire du vin le midi et le soir pour montrer que c’était un vrai bonhomme ! Un vrai déglingos !

Il est rentré le soir, puant la sueur et le purin, mais transfiguré. Et dimanche il n’a pas quitté ses bottes en caoutchouc et il s’est levé à 6h du matin pour nourrir sa poule. Lui qui se prenait pour Napoléon, voilà qu’il se prend pour Henri IV en mode « labourage et pâturage »… espérons pour lui qu’il ne connaisse pas le même sort… Comme tous les ans, les politiques se sont penchés sur les agriculteurs, 5 heures, 10 heures, 12 heures c’est bien peu comparé à la mesure des problèmes, alors les politiques au salon de l’agriculture c’est de la merde, ça dégage.

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