Une histoire en deux parties.

Maintenant que vous avez l’habitude de me lire, vous savez que sous mes dehors parfois un peu abruptes, je suis un garçon fin et délicat qui, toujours avec malice, souligne les petits travers de la vie pour mieux en rire. C’est vrai, j’assume pleinement mon image de gendre idéal, fin lettré et un peu poète qui échange toujours un compliment ou un mot gentil, quand votre maman (hey ouais c’est Stany le préféré des mamans… ( 4 lignes et ça parle déjà mal des mères… désolant)) lui offre un verre de vin cuit… bref, comme le disait si bien Laurent Ournac, j’ai autant de classe que j’ai une longue bite. Mais figurez vous que la semaine dernière, j’ai failli me transformer en fieffé Mister Hyde de bazar !

J’ai décidé de changer de téléphone et d’opérateur. C’est vrai que vous raconter le cheminement ô combien fascinant de ma prise de décision, vous aurait, j’en suis sûr, donné matière à discussion à la machine à café mais pour une fois j’ai fais comme tout le monde : j’ai pris l’opérateur qui me faisait le meilleur prix et j’ai pris le téléphone le plus cher (ou presque ( parce que le plus cher est vraiment trop cher… (ça ne change rien au fait que je vis dans une cage à poule mais j’achète un téléphone à 800 balles ( « c’est pour l’appareil photo » BEN FALLAIT ACHETER UN APPAREIL PHOTO POV’ CON !! )))). Alors s’abonner sur internet c’est génial, on n’a plus besoin de se farcir la file d’attente des gogos transpirants avides de technologie et de crédits à la consommation. En revanche, et ça je dois admettre que je n’y avais pas trop pensé, on doit faire face au cancer du monde moderne, les services de livraison. Là, vous allez me dire « tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? » et je vous répondrais non !

Il se trouve que j’habite un très bel immeuble des années 30 disposant d’un grand sas coupant ses fiers habitants des dangers de l’extérieur. Un digicode, un interphone, deux grandes et lourdes portes vitrées aux poignées chatoyantes, voilà le prix à payer pour tenir éloigné le représentant de commerce, l’évangéliste en mission ou les sonneurs de porte de la France en marche. « Ah ben ca va le bourgeois ! »… Bon alors en fait moi, j’habite sur la cour, dans un appartement tout confort certes mais qui n’en reste pas moins un ancien garage à vélo. Et il se trouve que je ne suis pas relié à l’interphone (je suis tenté de dire que c’est par soucis de classe mais ça serait donné trop d’importances aux gros connards de bourgeois des étages supérieurs).

Enfin, dernier paramètre nécessaire à mon histoire (quoi c’est pas commencé?… ça vous fait du bien de lire un peu) j’adore acheter sur internet. En règle générale j’aime acheter, je tiens ça de ma mère, mais j’aime assez peu le contact humain du coup, malgré mes répugnances, je suis assez bon client Amazon. Il se trouve que le mec qui livre les colis Amazon est un fantaisiste. Tantôt il les laisse dans la boite aux lettres, tantôt il les balance dans le réduit où sont les boites. L’autre jour il m’appelle : « Bonjour je suis le livreur, j’ai un paquet pour vous ». Sympa le mec ! Je lui répond « j’arrive tout de suite monsieur le livreur ». Le temps d’enfiler un slip et des chaussures, le mec avait disparu et laissé mon paquet en équilibre sur la poignée du hall. ENCULE POURQUOI TU M’APPELLES SI C’EST POUR TE BARRER AUSSI SEC ??!! Alors bien sur le paquet s’est pété la gueule quand j’ai ouvert la porte, heureusement c’était des livres (le mec qui balance son dédain l’air de rien… genre je lis moi…), plus de peur que de mal.

Alors c’est pas une preuve de la « fils de puterie » des livreurs  ? J’avoue qu’ils font pas un boulot marrant et qu’ils peuvent avoir envie de rompre la monotonie, de se divertir… MAIS PAS AVEC MOI PUTAIN.

Bon, je reprends mon histoire (ENFIN!), je choisis un forfait, un beau téléphone et c’est plein d’excitation que je rentre le numéro de ma carte bleue. Et à ce moment là j’ai ressenti comme une terrible douleur au fond de mon fion, un douleur non pas causée par le paiement mais par quelque chose de bien plus terrible : UPS allait acheminé mon colis.

C’est très drôle parce que quand tu commandes, ils font tout pour faire genre que t’es un client privilégié, c’est tout juste s’il te propose pas de te sucer un peu en arrivant. Du coup ton téléphone il est prêt à partir le lendemain et toi tu dis « ALORS C’EST QUI LE PATRON LA » ou simplement « cool » si tu es plus mesuré. J’aurai pu dire « cool » si j’avais un interphone ou des amis fiables. Tout se serait alors passé sans encombres évidemment, mais j’aurai pas eu cette palpitante histoire à raconter ! Une histoire que je vais devoir raconter dans un prochain billet parce que sinon on va exploser les quotas de mots!…

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