les mots de l’hiver; diarrhée verbale et goutte au nez.

Au début, je voulais faire un petit billet de bonne année mais bon, nous sommes déjà le 19 janvier et même si je suis un bel enfoiré doublé d’un gros glandeur, je sais pas, je me suis dis qu’après tout ce temps sans billet vous méritiez mieux que ça (c’est pas vrai mais ça fait genre), bref j’ai pas osé. J’ai pas osé non plus vous faire le coup de l’inventaire de la mauvaise année, soyons réaliste, cette année ne sera pas bonne, ni mauvaise d’ailleurs et si ça se trouve ça sera, peut être, votre dernière année (je dis ça pour mes vieux lecteurs (et pour mes gros lecteurs (et pour ceux qui font du deux roues (les autres détendez vous ça devrait aller (attention quand même c’est pas garanti (qu’on vienne pas dire après « c’est le gros marrant qui l’a dit làààà!  -paco rabane? -mais non le gros qui fait des blagues! -Carlos (tout ceci est beaucoup trop long))))))) donc inutile de se mettre la pression avec des trucs un peu cons comme les élections, Trump, le réchauffement global ou je ne sais quelle compétition sportive chiasseuse dont tout le monde se branle. En bref, soit je parlais du froid soit je parlais de ma gueule et en bon connard je vais parler de ma gueule.

Ben oui, après tout ça fait longtemps que j’ai pas parlé de moi et puis le froid, bon ben si vous avez entre 1 et 130 ans vous devez voir à peu près à quoi ça ressemble… tremblements,morve au nez, microbite, glissade sur le trottoir, l’hiver quoi! Je suis pas sûr que le verglas méritait un envoyé spécial et un direct de 5 minutes par exemple… A croire que sur la planète des journalistes il n’y avait qu’un printemps perpétuel et que cette année le froid est venu (winter is here (BOOM en plein dans le cœur de ma fan base geek!(c’est pas celle dont je suis le plus fier mais bon…))) A MOINS QUE CA SOIT DES PUTAINS DE CONNARDS INCOMPÉTENTS DONT LA FAINÉANTISE N’AURAIT D’ÉGALE QUE LEUR FATUITÉ DE BOBO GAUCHIASSE JOURNALOPE… mais ça m’étonnerait… (observez ce beau mécanisme de l’humour, je dis une chose et après je dis « ça m’étonnerait » pour souligner que je pense ce que j’ai dis avant… c’est un genre de litote… (vous en connaissez beaucoup des billets ou on parle figure de style? moi non.)

Mais revenons à l’essentiel, à savoir MOI.

Et c'est là que commence réellement le billet...

Ça va faire deux ans en mars que Ça dégage existe !  Vous vous rappelez, à l’époque j’écrivais des petits billets (lus par 4000 personnes) où je réclamais à corps et à cris des rendez vous professionnels où je pourrais balancer pèle-mêle des  » invitez moi au restoooo », des « respecte moi parce que j’ai niqué ta mère » ou encore des « donne moi ma thune la putain de ta race »… ahah…

Ben ça n’a pas changé… Bon pour être tout à fait honnête, si, ça a un tout petit peu changé (mais pas assez à mon gout…) dorénavant j’écris des blagues pour un artiste de talent, des blagues si drôles que la télévision nous donne des sous pour le faire. Petite fierté. Mais surtout petit intérêt de la part du monde extérieur pour ma personne.

Je vous cacherais pas que je fais ce métier uniquement pour qu’un jour quelqu’un vienne me dire avec moult courbettes que j’ai du talent et qu’il veut me sucer (me sucer le talent, c’est évident (qu’est ce qu’on pourrait sucer d’autre?… vous êtes dégoûtant)). Du coup en attendant ce jour merveilleux,  je mise ma vie à chaque rendez vous. Et ça, même si je sais que ce n’est ni le lieu, ni l’heure.

Par exemple, samedi dernier, j’ai un pote qui m’a invité à la projection d’un film au forum des images. « Eh ben t’as du pot mon gros » oui, sauf qu’il était invité par un pote à lui, directeur artistique sur une grande chaîne et que l’événement était co-organisé par Karim Debbache. Si vous connaissez pas son oeuvre, mais qu’est ce que vous chiez encore ici bordel ?! CASSEZ VOUS et allez vite regarder ses vidéos! Bref vous l’aurez compris, j’estime pas grand monde sur terre, mais lui il en fait parti (et je pense qu’il en est flatté).

Du coup pendant une semaine j’ai minaudé comme une pucelle à l’idée de rencontrer ce type qui n’a pour unique mérite que de faire des vidéos intéressantes, drôles et intelligentes sur internet, truc dont je suis incapable tout seul (oui, nous sommes sous surveillance, l’homme de talent dont je parlais avant, lit ces lignes (et quand il est pas content il me donne des coups de canne en bambou… (une histoire effroyable… Alep à coté c’est de la pisse de rat)))). Si bien que deux jours avant, j’ai commencé à m’imaginer ce que j’allais lui dire, comment j’allais présenter le fait que j’étais co-auteur d’un des meilleurs mini programme des chaines d’infos et que le reste du temps j’écrivais des podcasts pour castorama.

Alors dans ces cas là, y a deux écoles. Et c’est vérifiable pour tous les rendez-vous.

On peut la jouer cool, genre t’arrives détendu, tu t’assois comme une immonde merde sur ta chaise, et tu lâches un « ben écoute ça me vient comme ça… je suis hyper concerné par tout en fait… » négligemment teinté de mépris. Tu sous entend que tu es une sorte de génie et que t’as de la magie dans les doigts. Dans ces cas là mieux vaut éviter les blagues sur Hitler ou faire un commentaire sur les nibards de la grosse d’à coté.

On peut aussi passer directement à l’acte de suçage. Alors là, pas le temps de parler il faut lui passer le cirage (sur les pompes, pas sur la bite (parce qu’après c’est dégoûtant pour sucer (sauf si vous aimez le cirage mais là…))) car il faut que ça brille.  « Karim j’adore ce que tu fais, c’est du génie, t’es le meilleur je voudrais être toi ». Bon là le risque c’est de passer pour une lavasse, un gros fan boy, perso je déteste ça. Oh putain c’est Karim Debbache! oui et alors, il a fait quoi ce mec? Oh putain c’est Obama? oui et alors il a fait quoi ce mec?

La dernière solution, c’est de se préparer. C’est ce que fond la plupart du temps les gens. Et c’est ce que j’ai fais (oui ça manque un peu d’originalité mais vous allez voir la suite va vous surprendre… (et puis de toute façon vous venez de dépasser les 1000 mots, vous avez perdu votre journée continuez à lire maintenant)).

Bref, le film diffusé c’était Maman j’ai raté l’avion (qu’on va abréger en MJARLA parce que je suis trop feignant pour écrire le titre à chaque fois). Du coup j’ai réfléchis à des trucs marrants à dire sur le film sachant que c’était un bon souvenir mais pas vraiment un film culte pour moi. J’ai donc sorti cette truculente théorie sur l’analogie entre MJARLA (pour Maman J’Ai Raté L’Avion ndlr) et Rambo, histoire de le faire marrer et attirer l’attention, sortir du lot des connards qui assailliraient le bonhomme. Un direct du Serge Daney, crochet du Gilles Deleuze et je termine par un triple Bazin, avec ça tu le fous  KO le bougnoule mon gros Stany.

Donc je rejoins mon pote, dont je me foutais totalement ce jour là (je précise ce jour là parce que sinon ça fait mec sans cœur (et il me réinvitera plus (ça a son importance plus tard…))), on enchaîne rapidement les « salut coco comment ça va » (oui dans le showbiz on s’appelle tous coco (si on vous appelle pas comme ça c’est que vous en êtes pas (il y a beaucoup trop de parenthèses, les gens qui ont 3 secondes de mémoire tampon on déjà oublié le début de cette phrase))) et très vite, parce que je m’en foutais complètement, j’enchaîne avec un « on les rejoint ou? » plein d’excitation.Son « on les rejoint plus tard » laconique aurait du me mettre la puce à l’oreille. Mais bon, c’est avec l’envie de répandre la bonne humeur comme je sais si bien le faire qu’on s’est dirigé vers un bar.

On attendu. Jusqu’au film. Pas de Karim Debbache. Okkkkkkk…

On regarde le film en place VIP. L’homme est juste au dessus de moi, peut être que si je me retourne et que je fais assez attention, je pourrais le sucer dans le noir mais hélas pas assez de place pour se retourner et la grosse femme à coté de moi prend tout l’accoudoir. MERDE. Il nous reste la fin de la soirée.

Autant vous dire que les états d’âme de mon pote sur le film je m’en tartifion totalement. Je me suis pas déplacé un samedi soir, jusque dans le centre de paris (20 minutes de métro quand même!) pour repartir sans au moins un contrat!

On se rend dans un bar infâme (le reset, un bouge infecte éclairé de lumière rouge comme dans un bordel mais sans pute… ( à la place y a des consoles rétros… (A la rigueur, quitte à faire dans le rétro, j’aurai préféré des vieilles putes … (genre une pute datée de 1983 (comme la NES …( j’explique parce que sinon…)))))  et on attend. Moi comme je bois plus, ben j’attends que le temps passe. Le salaud il me fait poireauter à notre premier rendez vous! « ORDURE, POURRI, ARABE! je m’en fous je voterais pour Marine Le Pen aux élections! » que je me dis!

Soudain mon pote reçois un texto! Ils arrivent. Ah! la soirée est relancée! Le gars qui nous avait invité arrive, « Salut, ça vous a plus? », moi « oui oui c’était très bien très drôle, ou est Karim? », là je me retourne et je vois le gars descendre les escaliers… suivi d’une cour de suceur de fions. Ok, m’étais-je préparé comme un ouf pour au final ne pas le rencontrer? Allais-je partir ainsi, la queue entre les jambes et le cœur gros? « Stany as tu du cœur? »…

OUI.OUI.NON.

j’ai remercié en vitesse le pote qui m’avait invité, j’ai remercié son pote qui nous avait invité, j’ai balancé ma théorie sur Rambo en vitesse, parce que quand on a une bonne blague faut pas la gâcher. Oh c’est pas Karim Debbache là bas? SI ET IL A FAIT QUOI CE MEC AU JUSTE HEIN? Et je me suis tiré. en chialant. Voilà.

Alors pour être tout à fait honnête, je me demande si il fallait autant de mots pour raconter une histoire dont on se fout un peu… on vient de passer le cap des 1700 mots, y a pas de morale, y a pas de trucs où les gens pourraient se dire « ah mais ouais c’est moi ça », y a même pas de parti pris ou de grosse gueulante. Non ça me faisait juste plaisir de raconter cette anecdote qui poussera toute personne doté d’un tantinet d’intelligence à la même conclusion que moi, sortir le samedi soir, c’est de la merde ça dégage (oui y avait les arabes c’est de la merde ça dégage mais c’est encore trop tôt, patience les amis, le grand soir est pour bientôt.)

Je profite de l’instant pour m’excuser d’avoir si peu écrit ces derniers temps, je vais vraiment essayer de corriger ça en 2017. Je vous crache dans le cul affectueusement.

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