Pince-fesse à la mairie; vous nous avez vraiment gâté.

Pendant des semaines, je vous ai harcelé, parfois même incendié, dans l’espoir que vous votiez pour moi aux Golden blog awards. Certains m’ont soutenu dans cette épreuve qui avait pour but avoué de transformer ce petit blog obscur qu’est ça dégage en un incontournable de la blogosphère, de ces blogs qui vous ouvrent grand les portes (et les chattes (classe… 4eme ligne, un gros mot…)) de mademoizelle.com. Je vous cacherai pas que, même si je suis parti sans rien attendre, au fur et à mesure de la compétition j’ai reçu des petits messages très gentils et c’est bien malgré moi que j’ai fini par y croire. Oui, y croire ! Parce que bien qu’inclassable, bien qu’épuré et sans images, bien qu’adapté à un public qui sait lire un billet de plus de 300 mots (ce qui n’est pas si courant (c’est le moment où je vous passe un coup de brosse)), j’ai eu l’impression que ça pouvait plaire à une communauté, voire à un jury. Hélas, soit vous n’avez pas assez voté, soit vous n’êtes pas assez nombreux… parce que vous ne partagez pas assez. Dans tous les cas, les conclusions que je tire de cet échec, c’est que vous êtes une communauté sacrément nulle… pour ne pas dire merdique (c’était le moment où je vous chiais à la gueule). Alors malgré cet échec j’ai tout de même été convié aux festivités. Le mail disait en substance : «  vous êtes nul et tout le monde se fout de ce que vous écrivez, mais c’est pas grave, cette année on invite tout le monde ». Pourquoi je dis ça ? Parce qu’il fallait être dans la première cinquantaine… de chaque catégorie. N’étant pas cinquante par catégorie ça simplifiait sacrement l’envoie d’invitation. M’enfin comme on m’avait, à plusieurs reprises, vanté les mérites de cette réception, la qualité incroyable du petit champos servit par la municipalité, j’ai décidé de bouger mes grosses fesses jusqu’à la soirée des golden blogs awards sixième édition et peut être claquer la bise à Anne Hidalgo !

D’abord, il faut que je vous dise que ce n’est pas sans mal que je suis sorti de chez moi hier soir. Je jouais au point and clic Blade Runner et si je n’avais pas été accompagné, je pense pas que j’aurais fais l’effort de quitter mon confortable bureau. Bref. Les portes ouvraient à 18h30 mais la cérémonie ne débutait qu’à 19h30. Etant un habitué de ce genre de pince fesse, j’ai décidé de ne me présenter a l’entrée qu’a 19h en mode « keskya chui le mec de cadegage.com ouais ouais ! Dans les 50eme de la catégorie humour ! Tu sais pas qui chui ! ». GROSSE ERREUR.

Bon. J’arrive et je vois une petite file d’attente…

T’es trop malin pour ces simples mortels Stany…

Vous êtes de l’efap

Non

Alors vous rentrez au 3…

Je me suis gouré de file d’attente. Je m’approche d’une file d’attente, cette fois BEAUCOUP plus longue. Un type à l’air idiot avec un badge STAFF s’approche de moi. Moi, bien décidé à lui en foutre plein la vue, je m’approche sûr de moi, OKLM TKT on se met bien.

Vous êtes lauréat ?

Non…

Partenaire ?

Non plus…

Alors c’est l’autre file d’attente.

Je me penche sur le coté pour découvrir une ENORME file d’attente. Voila ! Ils sont là, les cinquante perdants de chaque catégorie et croyez-moi ça fait du monde ! Bref, c’est bien décidé à profiter du champagne payé par vos impôts que je prends la file d’attente. J’arrive finalement au scan des billets où on t’offre des gros badges avec la possibilité de marquer le nom de ton blog. Une façon de dire « salut, je suis un perdant mais j’existe ! » mais ne reculant devant aucune bassesse je m’empresse de remplir un badge ça dégage dans l’espoir qu’on vienne me voir en disant : « hey trop mortel gros ! T’as bien fait d’aller chez le barbier ça te va bien ». Je rentre dans la mairie et après un contrôle des sacs je me retrouve… dans une autre file d’attente. A ce moment là, ça fait un bon moment qu’on attend et je commence à me dire que ça devrait plutôt s’appeler les files d’attentes awards. L’intervention d’un gros homme de la municipalité finit par régler le problème. Tout cet embouteillage n’était qu’un simple problème de vestiaires. C’est l’occasion pour moi de remarquer que la majorité des gens sons sapés comme si ils allaient a une communion ou mariage de leur sœur. Faute, erreur de casting, je suis sapé comme un paysan avec mon pantalon marron sale de la veille (j’ai fait l’effort de mettre un slip propre), visiblement je n’ai pas mesuré l’ampleur de l’événement.

Cette sensation se confirme lorsque je me retrouve aux pieds du grand escalier de la mairie. Tapis rouge, lumière rose ambiance bar lounge iranien, musique assourdissante… Tout est fait pour te dire « attention, on n’est pas la pour enculer des mouches, c’est un événement d’importance mondiale » ! Oubliée la cop21, disparu le G7, le G20, le point G, ici on est au cœur de la blogosphère d’en France et c’est pas de la rigolade. Encore quelques marches et enfin je réalise que j’arpente le même couloir que Chirac il y a quelques années, que je foule le parquet sous lequel les Tiberi planquaient leur magot et alors que mes pensées s’éloignaient de cette sinistre mascarade, un maelstrom de parfum et d’odeurs de transpiration m’assaille. Entassés dans une salle, tous nos champions sont là. Ils font le siège du bar coca cola comme s’ils n’en avaient jamais bu, jouent des coudes pour avoir un nespresso et s’observent du coin de l’œil, guettant le petit badge rouge du sélectionné ou le badge noir du commun, du tout venant, de la chiasse. Pour être franc, à ce moment là, j’ai failli me casser. Mais je n’avais pas triomphé du froid et de la connerie de la file d’attente pour ne pas m’enfiler une coupette de champagnos alors, j’ai pris mon mal en patience.

C’est vers 20 heures que la cérémonie a commencé. Avec une liste de catégories longue comme le bras, les animateurs ne perdent pas de temps. Chaque remettant de prix passe faire sa petite pub, la palme allant au type de chez deezer qui a passé son temps a rappeler qu’il avait 16 millions d’abonnés de son plus beau sourire d’enculé et le monsieur de chez Leroy Merlin qui nous expliquait que son but ce n’était pas de vendre des outils pour bricoler à la maison mais de partager la passion maison (une passion qui est la plus grande source de morts accidentelles par an…). On remet le prix du blog auto/moto a des nanas, on fait un hommage a un type mort d’une maladie, la gagnante du blog beauté monte sur scène avec une couronne de fleurs, bref tout sent bon la démagogie et le trop. Oui le trop. Trop de tapage, trop de sérieux, trop de grandiloquence. Trop d’émotions même puisqu’une des candidates des blogs beautés n’a rien trouvé de mieux que de s’étaler par terre quand elle a perdu. GG. Lorsque le lauréat gagne il est rapidement emmené vers une loge à l’abri des regards, où le champagne coule à flot et où les chasseurs de tête peuvent sans vergogne faire du gringue à des types qui de toute évidence n’ont pas la moindre idée de comment marche l’industrie des médias en dehors de leur blog. GG again !

Alors, je ne ferai pas beaucoup plus long parce qu’en dépit des pitreries que j’ai fait pendant cette soirée qui m’a semblé une éternité, le bilan est plutôt fade. Aussi fade que le champagne tant attendu. Un champagne dont on n’aura eu qu’une coupe tant le mot « buffet gratuit » déclenche chez certains des crises d’hystérie. Je ne retiendrai que le type étrange qui se baladait avec un bob et une pochette sur laquelle était inscrit « les poèmes nus » et cette nana qui s’est viandée le reste c’était de la merde, ça dégage.

PS: Merci d’avoir voté pour moi, en vrai. Même si je ne vous remercie pas pour cette soirée…

PS2: On fera mieux l’année prochaine… Vu?!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s