Samedi solo, samedi techno

Vous me connaissez je suis pas le genre à faire la gueule, à râler pour rien et même si j’ai des raisons d’être de mauvaise humeur (comme avoir regardé le graphique de fréquentation du blog… PAR EXEMPLE (franchement ça marchait mieux quand le site était laid et que le texte n’était pas en justifié (« oui mais c’était nouveau »… avec des raisonnements comme ça… le sida c’était mieux quand c’était nouveau ! la bombe atomique c’était super quand c’est sorti ! (bon ça l’est toujours (BREF))))) en général je m’efforce d’être drôle et souriant. Rager c’est fatigant, personne n’aime ça et comme tout un chacun j’aime me détendre sous la pluie, frapper des vieilles personnes, profiter des jours de grisailles et rire en voyant quelqu’un tomber sur les rails du métro. Voyez, pas mauvais bougre le Stany. Et pourtant, allez savoir pourquoi, il arrive parfois que l’univers décide de me punir ! MOI ! Et en général il le fait de la manière la plus abject qui soit, et c’est ce qu’il s’est passé samedi.

Alors pour remettre un peu dans le contexte, samedi j’avais rien à faire. J’avais bien lancé quelques bouteilles a la mer mais bizarrement c’est toujours quand j’ai rien à faire que tout le monde est prit (alors que le reste du temps ils doivent passer leur samedi sur youporn… ou pire devant M6) ! Qui d’un voyage, qui d’une réception, qui d’une cérémonie, mes « potes » me lâchaient et je me retrouvais donc comme un con, un samedi ensoleillé de septembre.

J’aurai du me douter que la journée allait être merdique puisque je me réveillais avec une énième migraine, unique raison qui me poussait a faire autre chose que de passer la journée devant Skyrim (48 mods et le jeu crash presque pas ! (HEY OUAIS !! HACKER MON GARS ! En mode Steve jobs t’as vu !)). Un rapide coup d’œil a ma bibliothèque, je n’y vois rien d’excitant, je me dis « il te faut un livre sur la DGSI, va donc chez Gibert ». C’est une sortie parfaite parce qu’elle reste sur ma ligne, il faut 20 minutes pour y aller et comme ca, si t’as la flemme de marcher, tu peux rentrer aussi sec ! Alors je prends le métro et là, bim ! un colis suspect sur la ligne 10 (franchement ? vous imaginez les terroristes ? « whallah j’te jure la 10 elle est toute pété cette ligne… mais non frère elle est trop stylé genre Boulogne, 16eme, particule style ma gueule ! Ah ouaiiis particule styyyyyle !) la 13 et la 8. Bon… je sais que vous, vous vous seriez débiné comme les fieffés peureux que vous êtes, mais comme je passe mon temps à lire des ouvrages d’espionnage je me dis que si jamais y a un souci j’arriverais bien à réagir. Petit trajet tranquille, assis, et j’arrive enfin a Cluny La Sorbonne.

Je sors du métro et la je croise une ado avec des trais rouges sur la gueule, façon camouflage ou footballeur américain. Je me dis « qu’est ce qu’ils sont cons ces ados » mais bon a priori rien de neuf sous le soleil. Je monte l’escalier et je commence à sentir des vibrations étranges. Comme j’ai mon casque sur la tête, parce que je suis de ceux qui écoutent leur musique plutôt que la musique de la ville (dédicace fauve) je pense, dans un premier temps, que c’est le wagon suivant qui fait trembler la station. C’est en arrivant aux portes de sortie que je me suis rendu compte qu’il y avait un loup… D’abord je croisais plein de ces connards de jeunes avec la gueule peinte mais surtout les vibrations duraient… ce n’était donc pas le métro, bizarre de faire des travaux un samedi.

Jusque la j’étais pas énervé ; juste un peu agacé. Mais au moment de monter les marches qui me mènerait dehors, je me suis rendu compte qu’il y avait quand même beaucoup de gens, dans cette station… même pour un samedi… et que ces vibrations infâmes ressemblaient de plus en plus à de la musique… pour peu que ce genre de « truc » soit de la musique. AHAH ! Je prends mon courage a deux mains pour sortir un samedi et l’univers me punis en faisant passer la technoparade sur mon trajet ! ON SE FOUTRAIT PAS DE MA GUEULE UN PEU DES FOIS ?

Tant pis, je suis là et comme je n’aime pas assez le métro pour m’offrir un aller-retour sans voir la lumière du jour, j’irai quand même chez Gibert. Tu veux jouer l’univers ? Prends donc ce gros doigt dans ton cul ! Tu sais pas qui je suis !

Sur fond de musique agressive, je me retrouve coincé entre un vieux qui veut jouer des coudes et un flot de jeunes merdeux en sarouel… Marrant comme le parisien se met toujours à se bousculer dans ces cas là. Toi t’es là, peinard, coincé entre une vieille chinoise et un vieux, genre samedi de folie et le mec veut prendre ta place quoi… Je m’élance au milieu de tous ces boom boom (dire qu’on appelle ca de la musique… (« T’as pas vu ce que t’écoutes … » OUI ? QUI A PARLE LA ? Y A UN SOUCIS ? BON !)), le vieux me rentrant dans la sacoche, évitant les bouteilles, les jets en tout genre, les beugleries avinés de ces affreux teuffeurs citadins. Au bout d’un moment, fatigué de sentir le vieux qui essaye de passer, je me retourne et je lui dis « TU VEUX PASSER RACLURE ? TU PREFERES PAS QUE JE TE TUE A LA PLACE ? HEIN ????? »… non en fait c’est ce que j’aurai aimé lui dire mais vous savez avec le bruit il m’aurait pas entendu… alors je me range sur le coté pour le laisser passer…

A ce moment là, je me dis pas con il va m’ouvrir la voie, il passera dans les flaques de vomi et moi j’aurai plus qu’a les éviter ! Ahah grossière erreur ! Toi t’es la presque détendu et c’est ce moment que choisi l’ivrogne pour surgir derrière toi et entamer un semblant de chenille… Un regard noir et l’affaire était pliée. J’ai jamais eu autant de mal a me rendre dans une librairie ! Finalement j’aperçois le bout du tunnel, ou plutôt la fin du cortège. Heureux j’accélère, je traverse même la rue puisque le convoi se fait plus clair. NOUVELLE ERREUR GROS ! Ben oui, ceux qui sont à la traîne, c’est les déchets, les trop bourrés, les grosses fatigués ou ceux qui, déguisés en lapins, se sont arrêtés pour fumer de la drogue dans les ruelles ! Tout ce kaki, tous ces hippies, j’ai l’impression d’être de retour à Rennes.

Je peux sans stress affirmer que si l’enfer existe, il doit ressembler à ça ; de la musique techno, du mauvais rosé chaud et une masse effroyable de kaki et de dreadlocks. Alors j’ai acheté mes petits livres, j’ai bien pris mon temps histoire que les clodos s’éloignent et quand je suis sorti, j’ai eu la sensation d’avoir pénétré un autre monde… Celui de Mad Max ! La folie et le chaos partout, les chars dégueulant leur son  infâme étaient déjà loin et pourtant, la rue était toujours envahie de types errants sans buts, dansant sur une musique qu’ils étaient les seuls a avoir dans la tete, j’ai vu un vieux se battre avec un clodo, j’ai vu des déchets partout (alors qu’ils doivent tous se revendiquer écolo), la rue était devenu un caniveau géant.

Pour être franc, j’ai paniqué ! Je suis passé par les petites rues pour retourner prendre le métro et retourner dans mes quartiers chics avec la certitude que j’avais vécu un truc comme dans ghostbusters : des zombies ado attardés et ivres morts qui remuaient comme des épileptiques et du vomi en guise de slime. Au final, cette grande fête de la musique techno s’est soldé par un mort qui a trouvé marrant de grimper sur la statue place de la république, bravo champion ! Je conclurais en disant simplement que,

lessamedisensoleilésd’automneoùt’asenviedesortiretquelemêmesamediilyalatechnoparadeetseshordesdeteuffeursetquejecroisqu’onadépassélepluslongthemedeçadégage,c’est de la merde, ça dégage !

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