Aventures en rendez-vous #2, une petite colère bien vaine (mais qui fait du bien)

Vous savez quoi ? Aujourd’hui j’ai faillit vous faire le même coup que la semaine dernière, vous laisser sans billet. Bon faut dire que le billet de la semaine dernière il était vraiment cool donc il valait bien les deux mauvais billets de cette semaine. Alors pourquoi est ce que je publie aujourd’hui ? Eh bien parce que je devais être sur un tournage et qu’on ne m’a pas invité finalement. Je le confesse, je ne me suis pas tellement impliqué dans ce projet mais je suis quand même payé en tant qu’auteur. Et pourtant malgré cela, je ne me sens pas spécialement malheureux de ne pas avoir été convié mais pour comprendre tout cela, il faut revenir un peu en arrière.

Lundi j’avais rendez-vous. J’étais content parce que pour une fois, mon texte plaisait, y avait des modifs mais ça c’est tout le temps. Du coup je me pointe à 14h à l’accueil et là, le monsieur qui me fait mon pass tente de joindre le gars que je devais voir. Pas de réponse. Je lui dis de pas s’en faire qu’il doit pas être loin, je prends mon pass et je me casse l’attendre dehors. Je lui envoie un texto, pas de réponse. Comme je connais la tendance du bonhomme à être en retard, j’attends un petit quart d’heure. Au bout de ce petit quart d’heure, toujours rien. Je vous ai déjà dis que je détestais attendre les gens ? Sérieusement moi je fais l’effort d’être le plus souvent à l’heure alors pourquoi ça ne serait pas réciproque ? On est à Paris, il peut y avoir de la merde dans les transports donc il est difficile d’être vindicatif mais là, on est sur son lieu de travail, un lundi à 14h, QU’EST-CE QU’IL FOUT BORDEL ? Alors finalement j’appelle. Et là, grosse gène.

Ah… Stan… ok je descends te chercher.

Bizarre. Le mec a l’air surpris de me voir à cette heure ci. Comme je suis pas la moitié d’un con, je me dis « Stany, il y a une couille dans le piano » (notez que ça doit pas être évident pour jouer… (Du piano… (Surtout si c’est la couille du pianiste (oh et puis merde !)))). Et la je vois mon cador arriver.

Désolé, j’ai oublié de te prévenir… En fait le réalisateur est en réunion. Il était dispo à 18h mais il m’a dit qu’il se libérerait pour 15h30.

Bon. Alors qu’est ce que je fais ? Apres tout je suis à Boulogne. J’aurai pu rentrer chez moi, j’aurai pu aller au parc, j’aurai pu aller me faire sucer au bois, MAIS NON ! Moi, comme un con, j’ai dis « pas de soucis je vais attendre » (Ah c’est facile de gueuler sur internet après coup hein ?). Alors je m’assoie tranquillement, je commence à jouer sur mon téléphone comme le gros gamer avec son t-shirt « Super Sayan » que je suis et le temps passe. Ce que j’aime dans ces cas là, c’est qu’en général tu dis « bonjour » (ou plutôt « salut, salut, posey ou quoi ? » (Je suis vraiment devenu une baltringue)) Aux gens comme s’ils te connaissaient, comme si ta présence ici était parfaitement normal, alors que tu restes le mec chelou qu’a l’air de glander sur le canapé sans qu’on sache trop ce qu’il fiche ici. Je vois mes gus me passer devant deux, trois fois, me faisant un petit signe au passage mais guère plus. Et enfin, après 2h d’attente (sans mentir ! je suis arrivé à 14h et on a commencé à bosser à 16h) on a pu s’y mettre ! La réunion a été plutôt courte puisque d’autres mauvaises nouvelles sont venues agrémenter cette réunion déjà sans intérêt.

Je sais que les intéressés étaient pas super à l’aise de m’avoir fait attendre aussi longtemps, je veux bien le croire, si c’était des mauvais bougres, il y a longtemps qu’ils ne me verraient plus. Néanmoins on peut se poser quand même la question du respect dans cette affaire… « J’ai oublié de te prévenir » ah ouais… C’est quoi cette excuse sérieux. Mais l’affaire ne s’arrête pas là puisque mercredi j’avais à nouveau rendez-vous là bas. La flemme de marcher, je décide de prendre le bus mais pas de cul, je les rates tous et en gros j’arrive a 12h10. La réunion était prévue à 12h. Quand je suis arrivé, la réunion avait déjà commencé ! SERIEUX ! T’as 10 minutes de retard, si t’es une star on t’attend, si t’es le pauvre con qui a écrit le texte on t’attend pas ? C’est pas assez d’avoir contribué au programme ? 10 minutes c’est pas la fin du monde quand même, MOI J’AI ATTENDU 2 HEURES !!

J’avais déjà parlé du respect dans un billet précédent et de l’importance que les gens te donnaient en fonction du respect qu’ils te témoignaient. Je pensais naïvement que c’était parce je débarquais qu’on ne m’accordait guère plus qu’un regard curieux. AHAHAH ! Merveilleux simplet ! Tu crois vraiment que ces gens ont du respect à te témoigner ? Tu es un outil pour eux ! T’as beau être un élément clef de leur dispositif, tu peux être remplacé et croit moi on respecte que ce que l’on estime. La preuve, je ne suis même pas invité sur le tournage du texte auquel j’ai contribué ! Alors oui vous allez me dire « ben ouais tu débarques » et c’est vrai qu’à la fin de ce billet je trouve cette colère un peu inutile, des cons y en aura toujours. Des petits arrivistes aussi. Ça fait jamais plaisir de se faire traité comme une quantité négligeable mais j’aurai pu mettre à profit les deux heures que j’ai prises pour écrire ce torchon et écrire un billet malin, un billet sur les tendances du moment, un billet qui crachait sur la mode du « normcore »… Mais je fais ce que je veux, c’est mon blog et si vous voulez des billets tendances, vous n’avez qu’à aller sur Vice.

J’ai eu un rendez vous vendredi. Il partait mal pourtant, il faisait une chaleur à crever, mon tshirt en coton bio acheté une blinde sur internet me collait au gras et pourtant, j’ai rencontré des gens curieux, attentif, réceptif. Des types qui avaient une carrière derrière eux.  La preuve qu’il existe des gens avec qui tu peux travailler, en attendant les arrivistes, c’est de la merde, ça dégage.

Publicités

Un commentaire sur « Aventures en rendez-vous #2, une petite colère bien vaine (mais qui fait du bien) »

  1. Je ne sais pas vraiment s’il s’agit d’arrivisme pur ou d’un vilain mélange avec du mépris et une once de stupidité, toujours est-il qu’il m’arrive souvent les mêmes choses, dans les milieux où ça se la pète. Il y a des hiérarchies absurdes qui se mettent en place selon les besoins des péteux ; lécher des pieds (des culs, en fait) est un peu notre lot, mais le plus gros soucis c’est que lorsqu’on passe de l’autre côté du bureau, on se fait aussi lécher les pieds (le cul, donc).

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s