Dans les coulisses de ça dégage: réunion d’écriture et psychodrame.

Aujourd’hui, je voulais un sujet fort pour clore une semaine fort peu productive et comme je n’avais pas envie de vous refaire un billet en mode bureau j’ai décidé de creuser un peu mon quotidien afin de trouver quelque chose à raconter, et là, rien. Pour pallier à cette existence sinistre, j’ai commencé à écumer les internets 2.0 à la recherche des tendances du moment, celle qui méritent un article dans Vice, Minutebuzz et tous ces sites qui se chargent pour vous de drainer les fonds de poubelles de la culture populaire (qui est déjà en soit une formidable déchetterie à ciel ouvert (dans culture populaire y a « populaire »… brrrrr…)). J’ai regardé des photos de vieilles personnes vivants dans les ordures à Okinawa, j’ai appris que je dormais en position « chute libre », que j’étais « particulièrement sympathique et d’agréable compagnie » mais que j’avais aussi un « certain manque de confiance » en moi, ce qui me « rend très irritable et susceptible » (MOI ? Irritable et susceptible ? Attends un peu que j’te retrouve raclure…) et j’ai conclu ma prospection par la lecture d’un article sur un type qui avait une bite de 3.5Kg (je vois pas ce que ça a d’extraordinaire… (C’est la moyenne non ? (en plus là c’était des injections de silicone, le tricheur !))).

Bilan des courses, je venais de passer la matinée à glander, j’avais pas fini mon café qui était à présent froid (donc imbuvable… (ceux qui disent le contraire sont des communistes)) et je me mettais la pression afin de d’écrire un billet à même de faire rire Marie-Christine. C’est en urgence que j’ai décidé de réunir la rédaction de ça dégage pour un brainstorming. Cette rédaction se compose de moi, de ma flemme et de mon manque d’inspiration. Étrangement, ils avaient dû sentir le coup venir parce qu’ils étaient dans la salle avant même que j’arrive… La réunion commence sans plus attendre et moi, d’entrée de jeu, je balance : « alors les p’tits loups va falloir arrêter de déconner… on s’est cru à Radio France ? Genre « on vient pas parce qu’il fait beau alors bon »… Va falloir se remettre au travail sinon ça va être la merde et les gens vont retourner se branler sur topito ».

Pour être franc, je m’attendais pas à un retour immédiat au travail… En général on a tous à faire avec la flemme ou le manque d’inspiration, ils sont encore plus teigneux que des sous-traitant chinois, quand ils sont installés c’est pas évident de les faire partir. Et c’est une véritable pluie de reproches qui s’abat sur moi: « tu te couches trop tard le soir, dors plus et tu seras plus en forme ! », « si tu buvais moins de café ptet que ça t’éclaircirait les idées » et le classique « t’as qu’à aller courir, ça te réveillera »… Bon je dois bien avouer que là, je suis en tort… (Mais bon y avait ninja assassin sur D8 j’allais pas rater ça (un très beau film historique sur des ninjas à Berlin qui aident europole sans vraiment les aider (une magnifique interprétation pour un film magistral s’il en est))). Mais bon c’est pas une raison, il doit bien y avoir des trucs à raconter ! Y a des types qui sortent tous les jours des articles, de quoi peuvent-ils parler ? Pas de réponse de la flemme qui, comme de bien entendu, n’a qu’une envie, retourner jouer à Skyrim. Je me tourne alors vers le manque d’inspiration…

« Et si on faisait un billet sur comment se faire remarquer sur le net ? »

« Bof »

« Alors pourquoi pas la vacuité des sites d’infos ? on pourrait trouver un petit titre accrocheur… »

« Parfait pour ne jamais se faire relayer… »

« Bon. Alors le dernier truc que j’ai en tête… c’est construire sa vie et la deadline des 30 ans… »

« Ah oui je vois. Tu vas raconter ta vie mais comme la t’es pas inspiré, et je suis bien placé pour le savoir, tu vas saccager le truc. Un conseil garde ça pour plus tard… »

Alors du coup moi je demande au manque d’inspiration : « t’as pas une idée ma gueule ? » (ouais on s’appelle ma gueule entre nous… (ou ma couille (mais j’aime pas tellement la familiarité… (ça fait populaire… (ma gueule ça fait loubard… (ou vieille branche (ou vieux briscard (on peut se recentrer ! merci… (c’est pénible ces digressions (COMBO X10 FATALITY !!!)))))))))) Et là, je vois à son regard que non, il n’avait pas d’idées. Pire, il prenait un malin plaisir à venir me casser les couilles alors que j’avais du boulot, un peu comme ce stagiaire de 3ème que t’as pas envie d’avoir parce que tu vas pas pouvoir l’exploiter alors il va passer son temps à te dérégler ton siège ergonomique 6 positions et à écraser la pointe fine de tes stylos ! SALE PETIT CON !

Et là, la flemme lâche un petit : « tu sais qu’il est déjà 13h30… ». Moi, je commence à paniquer, parce qu’en ce moment je sors mes billets à 15h et que c’est la croix pour que les gens aillent les voir ensuite… Je commence donc à presser tout le monde : « vite il nous faut une idée ». Inspiration et vivacité d’esprit étant absents, je n’ai plus que mon talent propre pour rendre sympathique quelque chose qui ne l’est pas. C’est avec un rien d’amertume, après avoir balayé tous les sujets, d’Adopteunmec à la Zoophilie, que je constate que ma vie de branle couilles n’est vraiment pas palpitante… Et c’est l’instant précis ou « mésestime de soi » fait son apparition. C’est avec beaucoup de suffisance qu’elle me crache à la gueule : « En même temps t’as du pot d’avoir attiré autant de gogos jusqu’à présent… parce que les torchons où des types racontent leurs vies, le net en est plein ! Et je parle pas des sites que t’as été voir ce matin et dans lesquels tu ne trouves que des articles destinés à satisfaire les petites curiosités nombrilistes de chacun. Tout le monde se reconnait la dedans parce qu’il ne s’y dit rien ! »

Là j’ai vu rouge, tout internet ne serait qu’un effroyable miroir où chacun s’orienterait vers ce qui lui ressemble le plus, ou la curiosité, mal placée, conduirait à regarder des photos sans s’émouvoir du contenu ? Et si ça nous plait à nous, les branles couilles, de nous retrouver, de pouvoir dire « ah mais ouais ! Ce gars il a raison c’est trop vrai ! ». Je l’ai foutu hors de la salle de rédaction avec le manque d’inspiration (j’ai conservé la flemme c’est une amie de 30 ans… (presque une sœur)) et j’ai décidé de vous raconter cet épisode Ô combien palpitant de ma vie de branle couilles à domicile (auteur quoi… (je précise pour pas avoir de sms cochons… (je voudrais pas avoir à gérer un malentendu…).

Le manque d’inspiration, c’est de la merde ça dégage (mais c’est dur à faire partir ! ça tache un peu) !

PS: vous pouvez remercier Ophélie qui m’a donné l’idée de parler de ma flemme.

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2 commentaires sur « Dans les coulisses de ça dégage: réunion d’écriture et psychodrame. »

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