La septième compagnie ou les bienfaits du travail en équipe.

Vendredi dernier, c’était journée rendez-vous! J’avais été contacté plus tôt dans la semaine par un auteur qui sollicitait mon expertise en jeux vidéos. Moi, pas avare de bons conseils, j’ai tout de suite accepté. En plus, c’était l’occasion de travailler en équipe, ce qui tombe bien puisque j’adore ça mais surtout, même si j’en ai dis beaucoup de mal, c’était une belle aubaine pour aller en rendez-vous (et donc faire croire à tout le monde que je suis débordé). J’ai donc renvoyé une réponse du genre « super dispo, super cool, à vendredi, bisou. » (bisous…)… Et puis l’euphorie est retombée. Pourquoi? Parce que je me suis rappelé ce que ça voulait dire que travailler en équipe…

Le travail d’équipe est au cœur de la vie de bureau si bien qu’on voit fleurir, ça et là, des tentatives pour booster la productivité, la créativité du groupe (genre se foutre à poil au boulot (ouais j’ai vu ça sur je sais plus quel site à la con… ( j’aurai aimé être la quand le gros dégueulasse de l’informatique a proposé ça… « on pourrait se foutre a poil?… c’est une idée… d’un copain… qui travaille à New York… » « OK! vendu » (joli coup de com’ pour cette boite de pub… (COMME PAR HASARD #jenesuispasunexpertmaisjeposedesquestions!))))), mais on oublie que si des petits génies se cassent autant la tête pour augmenter notre rendement c’est justement parce qu’à la base, le travail d’équipe chez les branle couilles ça ne marche pas.

C’est partant de ce constat que, posey, au KLM dans le bus, entre une vieille qui râlait et une grosse bonne femme avec un chiard (pourquoi qu’il était pas à l’école? (je hais le bus, c’est pour les prolos (ça pue la sueur et la bière, on a l’impression de sortir de l’usine… ))), je faisais déjà le procès de ce type que je ne connaissais pas mais qui de toute façon finirait bien par être coupable de quelque chose. Au début je me suis dit :  » le mec, il se casse pas la tête, encore un qui écrit sur ce qu’il ne connait pas (on me l’a assez reproché (ouais ouais… )) et il vient chercher l’expertise » et là, j’entrevoie le problème numéro 1 du boulot en équipe: c’est toujours le même qui bosse! Et en général, plus l’équipe est grande et plus ça se confirme. Sur une équipe de 5, il y a celui qui tente, tant bien que mal, d’animer le brainstorming, celui qui écrit, celui qui dort et les deux autres qui discutent de tout autre chose et qui de temps en temps, entre deux rires à peine contenus,(bonjour la politesse) lâchent quelques idées comme ils lâcheraient quelques pets foireux. C’est un poste que je connais bien l’ayant moi même beaucoup pratiqué! Dans l’absolu, c’est pas méchant, mais si mon coco est de ce bord là, il pourra toujours se gratter pour avoir mes fascinantes et merveilleuses idées (c’est moi qui glande compris!).

Il arrive que parfois, le fainéant sympathique laisse sa place, quand il est dévoré par l’ambition, à un tout autre genre de personnage: le voleur d’idées. C’est celui qui pendant une réunion pique toujours l’idée de l’autre en la remettant à sa sauce, persuadé que si ça passe part lui ça sera forcement meilleur… « on pourrait faire une vidéo sur Mortal Kombat… » « J’ai une idée, on va faire une vidéo sur Mortal Kombat mais à poil!… c’est une idée d’un copain… qui travaille à New York… ». Cette race de salopards est particulièrement nocive et je crois que c’est pour ça que dans le milieu des auteurs, on se retrouve le plus souvent à travailler tout seul et que le seul type qu’on rencontre c’est celui qui gagne plus que vous et qui n’a pas besoin de vous piquer vos idées donc(vous seriez trop content… (et lui il se rabaisserait…)). Le plus frustrant avec cette race d’enculés (et je pèse mes mots) c’est qu’ils ne sont jamais à l’origine de rien, résultat ils donnent leur avis sur tout, te dépossèdent de ton projet et se débrouillent pour en retirer les lauriers! Vous savez c’est celui qui marque en page de garde: un scénario de MONSIEUR FILS DE PUTE et stany (heureusement mes plus proches collaborateurs ne sont pas comme ça (ceux sur qui j’avais des doutes sont morts (je les ai butté (ou ils sont en cavale à l’étranger…)))

Le travail en équipe ne saurait se passer de « celui qui ne sait pas ce qu’il fait là ». Habituellement, c’est toujours le même, celui qui n’a pas lu les mails groupés « parce qu’il y en avait trop », celui qui n’a pas lu « parce qu’il n’a pas eu le temps » (au lieu de jouer à candy crush aux cabinets, il aurait pu mettre à profit les 5 minutes journalières où il allume son cerveau… mais c’est trop demander sans doute) celui qui, quand on commence par un « tout est clair je pense? » lance un  » j’aimerais bien un petit topo quand même… histoire de se remettre un peu tout ça en tête », quand il est le chef et qui se contentera de poser 50 questions au fil de la discussion (« pourquoi ça s’appelle star wars? » « parce que ça se passe dans l’espace… et que c’est une guerre… ») toutes plus inutiles les unes que les autres. Autant dire que mon entrevue s’annonçait sous les meilleurs hospices puisque j’étais bien décidé à lui en foutre plein la gueule si il ne connaissait pas ses classiques! Bref j’étais chaud!

Heureusement, le trajet touchait à sa fin sans que j’ai eu le temps de penser à celui qui parle beaucoup pour ne rien dire, celui qui ne peut pas accomplir une tache simple mais importante, celui aux yeux de qui rien ne trouve grâce « je crois pas que ça marchera… », celui qui a toujours une anecdote,  Monsieur « déjà fait et en mieux » qui se compare toujours au voisin en pensant qu’il ne fera jamais mieux et surtout, surtout, l’indécis qui remet toujours tout en question sans rien proposer! RRRAAAAAAAAAAH! C’est donc VNR que je suis arrivé au rendez-vous (en plus il faisait beau… (et j’écoutais de la musique de cowboy (et j’avais mis mes lunettes noires et mes bottillons))) mais le mec était super sympa et on a bien rigolé (beurk une touche positive pour finir… (vite trouver un truc négatif (avoir la haine…))) ce qui n’a pas duré puisque le rendez-vous s’est poursuit après le départ de mon nouvel ami, et j’ai appris avec joie que les textes que j’avais envoyé la semaine précédente et qui étaient quasi validés ne plaisaient plus finalement (tiens un indécis!…)! Un bon sujet pour un prochain billet.

En attendant, le travail en équipe oui, mais avec des cons c’est de la merde, ça dégage.

PS: J’espère que vous apprécierez la nouvelle présentation du blog. Faites moi des retours.

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